mercredi 28 mars 2012

Chiens de sang de Karine Giébel

Ils sont là. Derrière. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop... 

La forêt est si profonde... Rien ne sert de crier. Courir. Mourir. C'est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit...
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l'hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment... Maintenant, ils sont derrière, tout près. Courir. Mourir.
Quant à Rémy le SDF, s'il a perdu tout espoir depuis longtemps, c'est la peur au ventre qu'il tente d'échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise. Courir. Mourir.
C'est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?



Mon avis:

Lu en un rien de temps, c'est un "petit" livre mais attention: grosses sensations !
Haletant, impressionnant, angoissant...

Karine Giébel a une écriture que je qualifierai de "chirurgicale":

précise, nette, tranchante...

Un véritable atout dans cette "chasse à l'homme".
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Une idée monstrueuse née de l'esprit machiavélique d'un homme qui a su lire dans les pensées les plus interdites de ses clients. Il "vend" des séjours de chasse bien particuliers...
En parallèle, une photographe va elle aussi être l'objet d'une traque sans fin...

Une histoire de prédateurs et de proies.
Un cauchemar efficace.
Un roman qui fait froid dans le dos.
Une fois de plus, Karine Giébel fait ce qu'il faut pour faire frémir ses lecteurs au plus profond de leurs tripes.


Un thriller exceptionnel !
Inutile d'en dire plus.


jeudi 22 mars 2012

Casanova et la femme sans visage d'Olivier Barde-Cabuçon


Après avoir sauvé Louis XV de la mort lors de l’attentat de Damiens, et malgré son peu de goût pour la monarchie, le jeune Volnay obtient du roi la charge de “commissaire aux morts étranges” dans la police parisienne.
Aidé d’un moine aussi savant qu’hérétique et d’une pie qui parle, Volnay apparaît comme le précurseur de la police scientifique, appelé à élucider les meurtres les plus horribles ou les plus inexpliqués de son époque. Epris de justice, c’est aussi un homme au passé chargé de mystère, en révolte contre la société et son monarque qu’il hait profondément. Lorsque, en 1759, le cadavre d’une femme sans visage est retrouvé dans Paris, Volnay doit conduire une enquête sur le fil du rasoir avant que le meurtrier ne frappe de nouveau.Surveillé de près par Sartine, le redoutable chef de la police qui voit d’un mauvais œil ce policier hors normes, Volnay, aidé à cette occasion par le libertin Casanova en personne et une jeune aristocrate italienne tournée vers les sciences et le progrès, remonte la piste d’un crime qui pourrait impliquer la Pompadour et Louis XV lui-même. Mais entre des alliés incertains et des adversaires redoutables, à qui le commissaire aux morts étranges peut-il se fier ? Des intrigues de la Cour de Versailles à la mystérieuse maison du Parc-aux-Cerfs, Casanova et la femme sans visage restitue avec une stupéfiante justesse, dans l’atmosphère si particulière de l’époque, les étonnants personnages que sont Louis XV, la marquise de Pompadour, Casanova et la figure énigmatique du comte de Saint-Germain, et inaugure une série policière des plus prometteuses


Mon avis:

Je suis vraiment de plus en plus emballée par l'écriture d'Olivier Barde-Cabuçon !
Voila un roman, une enquête qui sont très réussis. Merci aux éditions Actes Sud de m'avoir permis de faire cette agréable lecture (et merci également à "GdB", il se reconnaîtra !)

Paris au 18e est le théâtre d'un assassinat sanglant. le chevalier de Volnay, personnage mystérieux et secret est chargé de l'enquête car il a pour mission de résoudre les "morts étranges" de la capitale... Il s'agit ici d'une jeune femme au visage arraché, sur laquelle il subtilise une lettre dont le sceau est celui du roi...

L'existence de cette missive ne demeure pas secrète longtemps et nombreux sont celles et ceux qui souhaitent s'en emparer. Cela sera le "fil rouge" de l'histoire en parallèle à la résolution du meurtre...

Volnay, personnage sombre et tourmenté, tiraillé entre le mépris que lui inspire le monarque et sa rigueur à le servir,  va faire de nombreuses rencontres durant cette enquête:
- Giacomo Casanova, "chevalier de Seingalt", personnage haut en couleur et à la langue bien pendue ! . Ses multiples escroqueries et son mode de vie fantasques sont mis en avant, agrémentés de la narration toute en finesse de ses multiples aventures libertines !
- La belle Chiara, qui va faire chavirer le coeur de nos messieurs, belle et savante jeune femme. Elle est la touche de douceur au milieu de tous ces mâles qui ne la laissent pas indifférente non plus... 
- J'ajouterai une "mention spéciale" au moine hérétique, fidèle assistant de Volnay, malin, érudit et guerrier accompli, personnage surprenant du début à la fin du roman ! C'est mon préféré ! Il prend de l'importance au fil des pages. Son passé est mystérieux et il cache sa véritable identité... 

C'est donc avec ces 4 là que nous sommes plongés dans un Paris brillamment dépeint par l'auteur. On ressent son attachement à l'histoire et on apprécie son souci du détail au fil de nombreuses et riches descriptions.
Nous suivons donc nos enquêteurs qui sont reçus par les "grands" de cette époque: le roi Louis XV en personne ainsi que "la Pompadour" ! Rien que ça ! 
Il y a également un brillant personnage, le comte de Saint-Germain, dont les recherches sur la pierre philosophale sur fond d'éternité (et d'un soupçon de mythomanie) intriguent et impressionnent la bourgeoisie et la cour...
Que de beau monde dans cette recherche de la vérité qui devient de plus en plus compliquée et dangereuse...

Les rebondissements sont nombreux et, une fois de plus, je me suis faite balader comme une bleue ! Je n'ai rien vu venir ! (cf. Le détective de Freud d'Olivier Barde-Cabuçon, chroniqué il y a peu)
Les révélations sont étonnantes, les personnages plein de facettes et l'enquête accélère à mesure que le danger se fait plus pesant sur Volnay. Ce dernier fini par ne plus savoir à qui se fier tant les espions se pressent autour de lui. 

Nous avons donc là un polar "historique", très documenté. Une belle écriture, en phase avec l'époque décrite. Du suspens à souhait. De l'alchimie aussi. De l'amour. Des désillusions... Mais surtout, des secrets..! Tout cela est savamment mis en scène et laisse présager pour l'avenir, avec la suite de cet opus, de belles heures de lecture en perspective !


jeudi 1 mars 2012

>FILM< Twilight 4, Révélation, part. 1

Cela vaut-il le coup que je mette ici un résumé du navet film ?

Parce qu'il n'est pas du tout dans mon intention de faire l'éloge de cette daube pour adolescentes aux hormones en ébullition !

Comment dire ?

Comme mon blog est à l'origine plutôt orienté "littérature", je vais donc plutôt commencer par évoquer les 4 romans de cette célèbre saga de Stephanie Meyer.

Telle la midinette moyenne, j'ai été charmée (et mes copines aussi hein ? y'a pas de raison que je me retrouve seule dans cette situation ! ) par le 1er opus, tout en romance, fleur bleue, sentimental... Une jolie histoire d'amour...
Au 2e, ça passait encore...
Le 3e, un peu plus d'action mais on commence à se lasser...
Le 4e... là c'était trop, j'ai craqué à 30 pages de la fin ! Elle trop c**** cette pauvre Bella !!!

Hé oui ! Je ne sais pas comment cette histoire se termine !

Mais comme j'aime bien me faire du mal, j'ai décidé de regarder les films..... (Purée, j'ai presque honte de le dire !)

Et ben c'est presque pareil (sauf que c'est pire) !
Le 1er je l'avais quasi trouvé mignon ! C'était gentillet et poétique...
Mais ça s'est gâté dès le second ! puis le 3e... et maintenant on en est à la première partie du 4e, parce que non content de cultiver les cucurbitacées par champs, le dernier livre de la série est coupé en 2 films (pour ne pas nuire à l'intégrité de l'histoire paraît-il ?........ Arf !)
Hé oui ! 2 navets pour le prix 1, on se croirait au rayon légumes de chez Carrouf' !

C'est donc cette première partie du quatrième chou-rave que je me suis farcie !

Trois minutes n'étaient pas écoulées que je m'ennuyais déjà et que j'avais déjà essuyé des dialogues d'une niaiserie affligeante... (Le dictionnaire des synonymes n'aura jamais assez de ressources pour m'aider à écrire ma diatribe enflammée !)
Nous sommes donc en présence d'un film à peu près aussi enchanteur qu'un électrocardiogramme plat...

La dinde héroïne, Bella, est sur le point de se marier avec le "bel" Edward... (faut aimer le genre hein ? parce que quand on a 14 ans, on le trouve sûrement trèèèèèèèèèèèès beau, mais passés 30 ans, c'est tout de suite moins évident...........)
Mais il faut la voir !!!!
La tronche qu'elle tire la meuf en se dirigeant vers l'autel ! 
On dirait qu'elle est constipée (ou qu'elle a pas envie de se marier ! ou les 2 ! c'est plus drôle !) Pendant qu'elle avance, le "bel" Edward la dévore des yeux (parce qu'il a faim ? parce qu'il en envie de se la faire ? parce que sa tronche le fait rire ? les 3 à la fois ?)

Pour les connaisseurs de la saga, n'oublions pas le gentil Jacob parti couiner au fond des bois à l'annonce du mariage et revenu foutre sa mer** le soir de la fête...

On s'ennuie un peu plus fort un grand coup et hop ! C'est la lune de miel...... Sur l'île privée d'Esmée au large du Brésil, rien que ça !
La maison ressemble à une jungle tellement il y a de plantes à l'intérieur, perso, j'aurais peur qu'il y ait des bêtes là-dedans....!
Pendant que le "bel" Edward attend sa douce dinde pour une séance trempette au clair de lune, la dinde en question se prépare: elle se rase les jambes...! j'ai peine à croire que le jour même de son mariage on se pointe vers l'élu de son coeur avec des pattes de ragondins à poil laineux qu'on sera obligé de débroussailler à la sauvage avec un vieux rasoir bic rouillé
Puis elle découvre avec stupeur que sa gentille belle-soeur a omis de lui mettre un maillot de bain dans ses bagages... La pauuuuvre ! On constatera par la suite qu'elle a pris le temps de s'en tricoter un  afin de nous éviter des scènes de nu intégral !

Et avec ça, quand est-ce qu'il se la tape not' vampire, me direz-vous, avides que vous êtes de lire mes lignes ?
Mais tout de suite ! Et c'est violent, Monsieur fracasse le lit et contusionne sa dinde !
Elle va en redemander alors que lui s'apitoie sur lui-même, sur le mal qu'il lui a fait et il se fâche...

Ils finiront leur voyage de noces à jouer aux échecs (alors qu'ils sont seuls sur une île splendide en amoureux......) puis se rendront compte qu'elle n'a pas ses règles (mince alors ! le sperme de vampire ne perd son temps à trouver son chemin !), retour chez Papa et Maman vampire pour savoir quoi faire maintenant que la dinde est en cloque et que la chose à l'intérieur d'elle grossit à vue d'oeil et lui pète les côtes ?
C'est pas beau à voir, la dinde se fait lipposucer de l'intérieur par la chose, elle finit par ressembler à une anorexique enceinte !( J'aurais 14 ans je crois que ça me ferait hyper flipper et y'a pas un mec qui m'approcherait avant mes 54 ans ! Mais bon, à 14 ans maintenant, on n'a plus peur de rien hélas !)

Les loups-garou et les vampires deviennent copains puis se tapent sur la gueule puis quelques uns seulement restent copains avec les vampires. Maman vampire leur amène des sandwiches pendant qu'ils montent la garde et tout...
Jacob lui, il fait plutôt le chien de salon et bientôt Papa et Maman Cullen se retrouve avec un gros loulou sur le canapé, qui mets ses grosses pattes qui puent sur la table et pose sa main sur la croupe de la belle-fille agonisante avec son lipposuceur intégré, sous prétexte de la réchauffer... (elle exagère celle là, de dire qu'elle a froid !)

Toutefois, malgré toutes ces misères, la dinde a réfléchit aux prénoms qu'elle donnera à l'enfant...
Les belles-mère s'appelant respectivement Renée et Esmée, la belle-fille n'a rien trouvé de mieux à faire que de compiler tout ça en "Renesmée" !!! Pauvre gosse !!! Consolons-nous en pensant à ce que cela aurait donné si elles s'étaient appelées Albertine et Raymonde.....

La dinde continue de maigrir, son ventre de grossir... Elle ne se nourrit plus que de poches de sang qu'elle biberonne à la paille dans un grand verre !
C'est là qu'on prie pour qu'elle éclate et qu'on n'en parle plus.......!
Mais non, elle n'éclate pas...
En revanche, les deux empotés, j'ai nommé Edward et Jacob, vont se charger de la faire accoucher !
Je vous raconte pas la scène ! On se croirait dans un atelier d'apprentis de boucherie ! 
Mais comme vous en mourrez d'envie, je vous la raconte: alors qu'elle se tord de douleur, on lui fait une injection de morphine et on lui ouvre le bide au scalpel ! (Quelle chance que depuis les tomes 1, 2 et 3, ils aient eu le temps de faire médecine !) On sort la chose qui se porte comme un charme et qui a pris soin avant de sortir des entrailles béantes de sa génitrice, de se débarbouiller les yeux (mais QUE les yeux)...
Edward, telle la poule qui a trouvé un couteau, tient la chose à bout de bras: un bébé tout sanguinolant, (sauf le tour des yeux je le rappelle)! Et il est livré il a déjà 2 mois, parce qu'il n'est même pas fripé ni rien !

Comme on se rappelle qu'hélas on est en train de regarder une première partie, on se dit que forcément, la dinde ne va pas mourir !
Edward avait pris soin de la mordre pour la transformer en vampire... Mais ça n'a pas l'air de fonctionner terrible alors il lui injecte direct dans le coeur une grosse seringue de son venin, parce que oui, mesdames et messieurs, vous l'avez bien compris, les vampires de twilight sont venimeux !
Et le venin, s'ils vendaient la recette pour en faire de la crème anti-rides, ils seraient encore plus riches que Mme Bettencourt ! Incroyable: la dinde s'auto-répare, se remplit, se réhydrate, se remaquille et hop ! Elle ouvre des yeux rouges sang devant une assemblée de vampires et un loulou-garou ébahis...

Et là, enfin, c'est la fin !
La suite au 2e et dernier épisode... mais c'est pas gagné pour que je me sacrifie pour vous narrer ça !

Après, je dois avouer que j'aime bien "tailler" du navet en rondelles !
C'est un sport joyeux et revigorant, en bref, ça fait du bien au moral !