mercredi 14 novembre 2012

Barbe bleue d'Amélie Nothomb *Matchs littéraires, Priceminister*

"La colocataire est la femme idéale"
Amélie Nothomb


Vous pouvez retrouver ce livre chez PRICEMINISTER...

  • Editeur : Editions Albin Michel
  • Parution : 22/08/2012


Livre reçu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire Priceminister que je remercie, ainsi que mon amie Didi dont la curiosité et l'amour de la lecture m'ont entrainée dans cette nouvelle aventure littéraire !

Mon avis:


Tout d'abord je dois donner une note à cet ouvrage. J'ai beaucoup hésité entre 11 et 12... J'ai beaucoup réfléchi à cette note, j'ai vraiment pris ce challenge très au sérieux ! 

12/20

Ensuite, je dois avouer combien il m'est difficile d'en faire la critique...
Mes sentiments sont très partagés entre l'agrément mais aussi (et hélas) cet arrière goût de déception que m'a donnée cette lecture.

Au tout début de sa carrière, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire tous les romans d'Amélie Nothomb. 
Mais depuis Le journal d'Hirondelle en 2006, je ne retrouve pas cette passion qui m'animait lors de mes précédentes lectures... Du coup, je suis moins ses ouvrages et j'en ai raté un ou deux...

Commençons donc par les points positifs de ce roman:

C'est un conte moderne très esthétique. Une histoire de Barbe-Bleue, revue et corrigé par une plume bien affutée et un langage soutenu. Le style habituel d'Amélie Nothomb.
En y réfléchissant avec le recul, penser à ce livre m'évoque une oeuvre d'art moderne mais je ne saurais expliquer pourquoi... surement le style très épuré et tranchant, les références à la photographie, à l'art, aux couleurs, cette manie qu'ont aussi les 2 personnages principaux de savourer les grands champagnes quotidiennement ! (Quel luxe, que de se "cuiter" à ce précieux breuvage !)

Les personnages sont étonnants (surtout leurs identités !! toujours très recherchée !)
Un aristocrate espagnol excentrique, don Elemirio et Saturnine, jeune femme amatrice de champagne, à la recherche d'une location à Paris...
Dans leurs dialogues, on déniche parfois quelques perles:

"-Je ne supporte pas l'idée qu'une tâche dégradante soit exercée par une femme. Quand j'étais enfant et que je voyais une fille frotter par terre, j'avais honte.
- Et quand un homme frotte par terre, ça ne vous gêne pas ?
-J'ai toujours pensé que les hommes étaient destinés aux sales besognes.(...)"

"(...)Récemment, un best-seller mondial a prétendu qu'il y avait des vampires gentils et innocents. Les gens ne sont jamais aussi contents, désormais, que quand on leur affirme que le mal n'existe pas. Mais non, les méchants ne sont pas de vrais méchants, le bien les séduits, eux aussi. Quels espèces de crétins abâtardis sommes-nous devenus pour gober et aimer ces théories à la noix ? (...)"

L'"intrigue" m'a plue. Il y a la matière à faire un roman savoureux j'en suis sûre !! (mais je dois lire trop de thrillers qui me polluent l'esprit ! pour moi, Barbe-Bleue est un personnage sanguinaire ! Bref... je me dis que j'attendais trop du titre !)
Mais que de longueurs avant d'arriver à ressentir un soupçon d'émoi !
Plus je tournais les pages et plus je me demandais s'il allait se passer quelque chose un jour... Hélas, quand la chose arrive, la fin du roman aussi ! Quel dommage !

Voila...
Ma note est donc l'exact reflet de mon sentiment à l'égard de cet ouvrage: ni bon, ni mauvais... L'avantage c'est que ça se lit vite ! 
En revanche, côté prix, 16,50€, je trouve cela abusif et je suis très contente de ne pas avoir eu à les débourser...

mardi 30 octobre 2012

Le vin pour tous de Myriam Huet *Masse Critique/Babelio*

Les afficionados de lecture connaissent certainement les superbes opérations de partenariat opérées par BABELIO:


Cette année encore, j'ai eu la chance d'être sélectionnée !
Je remercie donc Babélio et Les éditions DUNOD pour l'ouvrage suivant:


Découvrez le vin dans tous ses états ! Ce livre aborde de manière simple tous les aspects du vin : les différents cépages, son mode de fabrication, le passage de la grappe de raisin au verre de vin. Chaque partie débute par une double-page destinée à offrir un panorama complet des notions abordées dans le chapitre. Le vin bio, les mécanismes de la dégustation, les défauts du vin, le bouchage alternatif, les vins sans alcool sont autant de sujets abordés. De nombreux conseils pour servir et déguster le vin dans les meilleures conditions sont également présentés.
Ce livre est un outil passionnant pour le novice comme pour l'amateur qui souhaite approfondir et enrichir ses connaissances.
Sommaire L'histoire de la vigne et du vin. Les cépages. Le terroir. De la grappe de raisin au vin. La conservation. L'étiquette de vin. Le vin à table.
Biographie des auteurs
Myriam Huet - Oenologue conseil. Elle assure également de la formation et des cours de dégustation.


Mon avis:


J'adore !


Rien ne manque dans ce livre découverte: de l'origine du vin en Arménie environ 6000 ans av.J.-C. aux accords entre mets et vins. Une vision éclectique du sujet, jamais ennuyeuse. On sent l'amour que Myriam Huet voue à son métier au fil des pages.
Quel plaisir !

L'histoire du vin est tumultueuse: entre "jalousies" antiques et phylloxera, nos vignobles ont bien souffert ! Il en a fallu de la patience et de la passion pour (re)donner à nos vins leur belle réputation!

Dans cet ouvrage, on apprend les cépages qui vont donner une "première caractéristique" au vin (veuillez pardonner mon langage, à mille lieues du parler vigneron ! je ne suis que novice en la matière !). 
Mais il ne faut pas oublier le terroir, qui va, lui aussi forger le caractère du divin breuvage...
Et puis il y a le long et précis travail qui, d'une grappe lourde et juteuse cueillie à temps, manipulée avec soin, va, à force de patience et de subtiles manipulations donner naissance au vin.

Quel travail ! Quelle passion !
Il y a tant et tant de "paramètres" susceptibles de faire d'un vin un grand cru ou hélas, un gros rouge qui tache..!
Je suis un peu extrême, j'en conviens mais c'est que je voudrais souligner le beau travail dans ce livre qui fait comprendre au lecteur à quel point le vin est un produit "noble", raffiné et précis issu d'un savoir-faire maintenant ancestral.

Pour finir, on nous explique comment, quand et avec quoi consommer le vin (avec modération, toujours !) et ici encore, c'est tout un art !

Le vin pour tous est donc un livre qui m'a beaucoup plu et que j'hésiterai pas à conseiller à celles et ceux qui veulent en apprendre plus pour apprécier encore mieux le vin !
L'amateur éclairé y trouvera son bonheur pour parfaire de façon accessible (claire et peu onéreuse ! 11,90€) ses connaissances en matière d'oenologie. Le spécialiste y verra peut-être plus une sorte de résumé, un "condensé" de la chose !


Seul bémol: lorsque l'on feuillette l'ouvrage, l'intérieur est... peu avenant ! et semble même rébarbatif !!! Il ne faut pourtant pas hésiter à passer outre ce "détail" pour se plonger avec plaisir dans ce noble univers ! 



jeudi 16 août 2012

L'enfant des cimetières de Sire Cédric *Mois2 Bookenstock*


Chez les cop's de Book en Stock septembre sera le mois de SIRE CEDRIC !
Et grâce à elles ainsi qu'à la maison d'édition de Sire Cédric, Le Pré aux Clercs, j'ai la chance de participer à un des partenariats mis en place pour cet événement.
Je remercie donc tout spécialement Dup, Phooka et Le Pré aux Clercs de m'avoir permis de découvrir le livre qui suit:


Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de tuer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d'un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.
Mais qui est à l'origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ?Le journaliste, qui n'a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l'enfant des cimetières, jusqu'aux confins de l'inimaginable...Thriller gothique époustouflant, L'Enfant des cimetières est servi par une écriture nerveuse terriblement évocatrice qui laisse le lecteur hypnotisé par l'horreur. Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher !


Mon avis:

J'ai déjà lu du Sire Cédric (rappel: De fièvre et de sang) et ça m'avait carrément plu !
Je ne connaissais pas trop le concept de "thriller gothique" et j'ai été emballée. Je dirais même que ça m'a délicieusement glacé le sang !

J'avais beaucoup entendu parler de L'enfant des cimetières et lu beaucoup de critiques, j'avais donc hâte de m'y plonger !
Et quel régal !
Sire Cédric sait s'y prendre pour nous "foutre les jetons"... J'ai beau être terre-à-terre et rationnelle (du moins je le pense..) et bien je n'ai pas pu m'empêcher de flipper au fond de mon plumard en tournant les pages de ce livre !

Mais où va-t-il chercher pareilles légendes ?

Pour "De fièvre et de sang", je connaissais la légende dont il s'est inspiré, mais là, zéro ! Jamais entendu une telle histoire ! 
Du coup plus jamais je ne regarderais un cimetière de la même façon !!! Je garderais à l'esprit cette légende déjantée où l'on risque de finir possédé par ce cruel et lumineux adolescent.

Sire Cédric fait monter la pression au fur et à mesure avec brio. On se fait piéger en un rien de temps:
il n'y a qu'à lire le prologue pour se retrouver plongé dans l'ambiance du livre ! (Et déjà on psychote en regardant sous le lit et en vérifiant que les portes sont bien verrouillées...)
Le glauque, le vice, l'amour, la magie et la mort se côtoient et s'entremêlent sans cesse... Et le mal s'incarne sous la forme d'un adolescent diaphane qui manipule ses victimes et leur fait subir les pires tortures...
Mais je crois que le pire ce sont les ombres... Qui prennent vie et accompagnent le démon, qui mordent et qui griffent, qui s'amassent et guettent leur proie...
Quelle angoisse quand elles sont présentes !
J'ai adoré ! C'était flippant !

Juste un petit bémol: ça va un peu vite par moment (genre quand David "auto-apprend" la magie... mais je ne veut pas "spoiler" !)
En gros, mon bémol, c'est que j'en aurais bien repris une centaine de pages ! ç'aurait été sympa de ralentir un peu le rythme tout en laissant monter la tension !

Reste que c'est une excellente lecture que les termes thriller et gothique résument très bien ! C'est tout à fait de cela qu'il s'agit !

Voila, une fois de plus j'ai succombé à la plume de Sire Cédric et je suis impatiente d'en découvrir plus sur lui et ses autres romans ;)
Affaire à suivre, donc, durant ce "Mois2" chez Book en stock où nous, lecteurs/trices, allons pouvoir "cuisiner" l'homme et tenter de lui donner des sueurs froides à notre tour...





mercredi 27 juin 2012

Juste une ombre de Karine Giébel

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules? Tu deviendras une proie.
Tu domines? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes? Apprends l’obéissance.
Tu méprises? Apprends le respect.
Tu veux vivre? Meurs en silence...



Mon avis:

Un livre de Karine Giébel, ça s'achète "les yeux fermés" ! Pas besoin de lire le 4ème de couverture: c'est une valeur sûre. Elle signe une fois de plus un roman monumental: elle mène le lecteur par le bout du nez, le fait trembler, le fait douter, JUSQU'AU BOUT !!!

Incroyable !

Style acéré, phrases courtes et assassines. Karine Giébel taille dans le vif. Elle malmène ses personnages, ils n'en sont que plus attachants.

On se prend d'"affection" pour la pauvre Cloé dont on ne sait plus que penser: est-elle parano ou dit-elle la vérité ? Cette "Ombre" existe-t-elle vraiment ?

Alex, l'inspecteur qui a un coeur "gros comme ça" mais qui le cache bien sous ses airs d'ours et sous sa tristesse incurable... Un sacré gars en réalité...

On les aime ces deux là ! (Et ils s'aiment tant eux aussi... Brrrr, quand je pense à ce qu'il leur arrive...)
Karine Giébel sait quoi faire pour nous rendre accro. Mais elle sait aussi rester dans le thriller et dans l'horreur... L'histoire ne fait qu'empirer, l'espoir s'amenuise jusqu'à n'être plus qu'un lointain souvenir... 
Ces personnages qu'on apprécie tant souffrent sous nos yeux. On a peur pour eux (et on sait qu'on a raison d'avoir peur.....!)

Toutefois, j'aurais presque noté, pour une fois,presque comme un soupçon optimisme sur la fin (mais alors la fin de chez la fin, genre les 2 dernières pages quoi !) Cet espoir lointain, qui revient et laisse présager que ça aurait presque pu se finir bien...
C'est dingue mais c'est presque "le plus gai" de tous les Giébel que j'ai lu !!!! (Les connaisseurs souriront, pour les autres: c'est le moment d'ouvrir un roman de Karine Giébel et de vous délecter de tant de noirceur........)

Pas besoin d'en faire des tonnes: ce livre est excellent, tout simplement ;)


jeudi 31 mai 2012

Les 3 Madeleine de Nicole Provence

En partenariat avec mes cop's de BOOK EN STOCK et GAÏA VILLAGE PUBLICATIONS que je remercie chaleureusement.

En effet, une lecture en partenariat c'est toujours l'occasion de:

-découvrir une oeuvre, un roman
-découvrir ou redécouvrir un/e auteur/e
-obtenir un cadeau (et par les temps qui courent ce n'est pas négligeable !)
-partager ses impressions
-et sûrement d'autres choses que j'oublie ! Tiens, d'ailleurs j'y repense d'un coup: ce fut mon premier partenariat "NUMERIQUE" !!! (Hou pinaise, j'ai pas fait de voeu !)
Les derniers titres de Nicole PROVENCE sont sous ce format là ;)

Revenons à nos moutons, ou plutôt devrais-je dire, à nos "Madeleine" !!!!
Tout d'abord, quelques illustrations...

 Bon, on va pas s'attarder sur cette couverture, elle est pas hyper glorieuse... (cela n'engage que moi !)

Voyons plutôt le 4e de couv' (ça se dit ça, pour une oeuvre numérique ???):

Une nuit, réveillée par l’agitation de son chat, Madly le suit jusque dans la cave. L’accès de ce lieu lui a toujours été interdit par sa mère, et pour cause : sa grand-mère y est retenue prisonnière ! Tenaillée par la curiosité mais retenue par la crainte, Madly va mener l’enquête sur l’histoire de sa famille, la famille des «Trois Madeleine», dont le récit s’entrelace avec  celui de la grande Histoire. Le roman surprenant d’une jeune fille ordinaire entrainée dans la démence de plusieurs générations.


Mon avis:

Je retrouve bien là la plume de Nicole Provence !
Happée par l'écriture, je n'ai pas vu le temps passer durant cette lecture sur écran (alors qu'au départ, j'étais inquiète de ne pas trouver cela confortable !)

Un délice ! Je me suis régalée !

Nicole a ce talent de vous plonger dans un monde qui vous parait serein alors qu'il cache des secrets immondes et toxiques...
Et c'est toute l'histoire d'une famille qui se trouve "infectée", investie par le poids du secret...
Avis aux amateurs de psychologie: si vous aimez ce qui touche au "transgénérationnel", il y a matière à réfléchir ! Incroyable !

Ici, une histoire d'amour sur fond de Seconde guerre mondiale fait naître une sorte de malédiction qui va se transmettre de mère en fille...
L'histoire semble donc se répéter mais il y a bien pire...

J'ai aimé le suspens ! J'avais envie de savoir jusqu'où Nicole avait bien pu aller dans la folie !
Et quelle folie !
Cette histoire presque enfantine au départ m'a quasi glacé le sang lors du dénouement... Brrrr ! 
C'est si réel...

Moi je vous le dis: ça ferait un chouette film !

Bref, j'ai adoré !
Bravo Nicole ! 
Merci Dup et Phooka pour ce Mois2. Merci Gaïa village pour ce livre.
Une super (mais courte ?) lecture !




GATACA de Franck Thilliez

Une jeune scientifique spécialiste de l'évolution des espèces retrouvée morte, attaquée par un primate. Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers. Enfin, la découverte d'une famille de Néandertaliens assassinés par un Cro-Magnon. Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ? La clé est dans ces quelques lettres : GATACA... 'Gataca' marque la suite et la fin du diptyque de la violence de Franck Thilliez entamé avec 'Le Syndrome E'.
(Toutefois, il peut être lu "à part")





Mon avis:

Cette autre moitié du diptyque de Franck Thilliez sur la violence est immensément passionnant. Ici, ses origines sont ancestrales: l'auteur nous emmène loin en arrière chez Cro Magnon et Néanderthal !

Comme à son habitude, Franck Thilliez s'est ultra documenté sur un grand nombre de thèmes qu'il choisit d'aborder: en vrac, la génétique, la paléontologie, l'anthropologie...


Une jeune et brillante chercheuse est assassinée. L'enquête va faire surgir de lourds mystères sur ses recherches: la possibilité qu'il y ait un rapport entre la violence et le fait d'être gaucher...
Sharko suit le fil de cette hypothèse, secrètement secondé par Hennebelle... Il vont faire d'effroyables découvertes !


Enquête haletante, surprenante. On est lancé à un rythme effréné. Nos personnages habituels sont encore et toujours malmenés (maltraités ? ) par leur créateur ! La vie ne leur fait décidément pas de cadeau: un lourd poids pèse sur leurs épaules...
L'histoire n'en est que plus passionnante !


à dévorer d'urgence !


mercredi 28 mars 2012

Chiens de sang de Karine Giébel

Ils sont là. Derrière. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop... 

La forêt est si profonde... Rien ne sert de crier. Courir. Mourir. C'est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit...
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l'hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment... Maintenant, ils sont derrière, tout près. Courir. Mourir.
Quant à Rémy le SDF, s'il a perdu tout espoir depuis longtemps, c'est la peur au ventre qu'il tente d'échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise. Courir. Mourir.
C'est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?



Mon avis:

Lu en un rien de temps, c'est un "petit" livre mais attention: grosses sensations !
Haletant, impressionnant, angoissant...

Karine Giébel a une écriture que je qualifierai de "chirurgicale":

précise, nette, tranchante...

Un véritable atout dans cette "chasse à l'homme".
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Une idée monstrueuse née de l'esprit machiavélique d'un homme qui a su lire dans les pensées les plus interdites de ses clients. Il "vend" des séjours de chasse bien particuliers...
En parallèle, une photographe va elle aussi être l'objet d'une traque sans fin...

Une histoire de prédateurs et de proies.
Un cauchemar efficace.
Un roman qui fait froid dans le dos.
Une fois de plus, Karine Giébel fait ce qu'il faut pour faire frémir ses lecteurs au plus profond de leurs tripes.


Un thriller exceptionnel !
Inutile d'en dire plus.


jeudi 22 mars 2012

Casanova et la femme sans visage d'Olivier Barde-Cabuçon


Après avoir sauvé Louis XV de la mort lors de l’attentat de Damiens, et malgré son peu de goût pour la monarchie, le jeune Volnay obtient du roi la charge de “commissaire aux morts étranges” dans la police parisienne.
Aidé d’un moine aussi savant qu’hérétique et d’une pie qui parle, Volnay apparaît comme le précurseur de la police scientifique, appelé à élucider les meurtres les plus horribles ou les plus inexpliqués de son époque. Epris de justice, c’est aussi un homme au passé chargé de mystère, en révolte contre la société et son monarque qu’il hait profondément. Lorsque, en 1759, le cadavre d’une femme sans visage est retrouvé dans Paris, Volnay doit conduire une enquête sur le fil du rasoir avant que le meurtrier ne frappe de nouveau.Surveillé de près par Sartine, le redoutable chef de la police qui voit d’un mauvais œil ce policier hors normes, Volnay, aidé à cette occasion par le libertin Casanova en personne et une jeune aristocrate italienne tournée vers les sciences et le progrès, remonte la piste d’un crime qui pourrait impliquer la Pompadour et Louis XV lui-même. Mais entre des alliés incertains et des adversaires redoutables, à qui le commissaire aux morts étranges peut-il se fier ? Des intrigues de la Cour de Versailles à la mystérieuse maison du Parc-aux-Cerfs, Casanova et la femme sans visage restitue avec une stupéfiante justesse, dans l’atmosphère si particulière de l’époque, les étonnants personnages que sont Louis XV, la marquise de Pompadour, Casanova et la figure énigmatique du comte de Saint-Germain, et inaugure une série policière des plus prometteuses


Mon avis:

Je suis vraiment de plus en plus emballée par l'écriture d'Olivier Barde-Cabuçon !
Voila un roman, une enquête qui sont très réussis. Merci aux éditions Actes Sud de m'avoir permis de faire cette agréable lecture (et merci également à "GdB", il se reconnaîtra !)

Paris au 18e est le théâtre d'un assassinat sanglant. le chevalier de Volnay, personnage mystérieux et secret est chargé de l'enquête car il a pour mission de résoudre les "morts étranges" de la capitale... Il s'agit ici d'une jeune femme au visage arraché, sur laquelle il subtilise une lettre dont le sceau est celui du roi...

L'existence de cette missive ne demeure pas secrète longtemps et nombreux sont celles et ceux qui souhaitent s'en emparer. Cela sera le "fil rouge" de l'histoire en parallèle à la résolution du meurtre...

Volnay, personnage sombre et tourmenté, tiraillé entre le mépris que lui inspire le monarque et sa rigueur à le servir,  va faire de nombreuses rencontres durant cette enquête:
- Giacomo Casanova, "chevalier de Seingalt", personnage haut en couleur et à la langue bien pendue ! . Ses multiples escroqueries et son mode de vie fantasques sont mis en avant, agrémentés de la narration toute en finesse de ses multiples aventures libertines !
- La belle Chiara, qui va faire chavirer le coeur de nos messieurs, belle et savante jeune femme. Elle est la touche de douceur au milieu de tous ces mâles qui ne la laissent pas indifférente non plus... 
- J'ajouterai une "mention spéciale" au moine hérétique, fidèle assistant de Volnay, malin, érudit et guerrier accompli, personnage surprenant du début à la fin du roman ! C'est mon préféré ! Il prend de l'importance au fil des pages. Son passé est mystérieux et il cache sa véritable identité... 

C'est donc avec ces 4 là que nous sommes plongés dans un Paris brillamment dépeint par l'auteur. On ressent son attachement à l'histoire et on apprécie son souci du détail au fil de nombreuses et riches descriptions.
Nous suivons donc nos enquêteurs qui sont reçus par les "grands" de cette époque: le roi Louis XV en personne ainsi que "la Pompadour" ! Rien que ça ! 
Il y a également un brillant personnage, le comte de Saint-Germain, dont les recherches sur la pierre philosophale sur fond d'éternité (et d'un soupçon de mythomanie) intriguent et impressionnent la bourgeoisie et la cour...
Que de beau monde dans cette recherche de la vérité qui devient de plus en plus compliquée et dangereuse...

Les rebondissements sont nombreux et, une fois de plus, je me suis faite balader comme une bleue ! Je n'ai rien vu venir ! (cf. Le détective de Freud d'Olivier Barde-Cabuçon, chroniqué il y a peu)
Les révélations sont étonnantes, les personnages plein de facettes et l'enquête accélère à mesure que le danger se fait plus pesant sur Volnay. Ce dernier fini par ne plus savoir à qui se fier tant les espions se pressent autour de lui. 

Nous avons donc là un polar "historique", très documenté. Une belle écriture, en phase avec l'époque décrite. Du suspens à souhait. De l'alchimie aussi. De l'amour. Des désillusions... Mais surtout, des secrets..! Tout cela est savamment mis en scène et laisse présager pour l'avenir, avec la suite de cet opus, de belles heures de lecture en perspective !


jeudi 1 mars 2012

>FILM< Twilight 4, Révélation, part. 1

Cela vaut-il le coup que je mette ici un résumé du navet film ?

Parce qu'il n'est pas du tout dans mon intention de faire l'éloge de cette daube pour adolescentes aux hormones en ébullition !

Comment dire ?

Comme mon blog est à l'origine plutôt orienté "littérature", je vais donc plutôt commencer par évoquer les 4 romans de cette célèbre saga de Stephanie Meyer.

Telle la midinette moyenne, j'ai été charmée (et mes copines aussi hein ? y'a pas de raison que je me retrouve seule dans cette situation ! ) par le 1er opus, tout en romance, fleur bleue, sentimental... Une jolie histoire d'amour...
Au 2e, ça passait encore...
Le 3e, un peu plus d'action mais on commence à se lasser...
Le 4e... là c'était trop, j'ai craqué à 30 pages de la fin ! Elle trop c**** cette pauvre Bella !!!

Hé oui ! Je ne sais pas comment cette histoire se termine !

Mais comme j'aime bien me faire du mal, j'ai décidé de regarder les films..... (Purée, j'ai presque honte de le dire !)

Et ben c'est presque pareil (sauf que c'est pire) !
Le 1er je l'avais quasi trouvé mignon ! C'était gentillet et poétique...
Mais ça s'est gâté dès le second ! puis le 3e... et maintenant on en est à la première partie du 4e, parce que non content de cultiver les cucurbitacées par champs, le dernier livre de la série est coupé en 2 films (pour ne pas nuire à l'intégrité de l'histoire paraît-il ?........ Arf !)
Hé oui ! 2 navets pour le prix 1, on se croirait au rayon légumes de chez Carrouf' !

C'est donc cette première partie du quatrième chou-rave que je me suis farcie !

Trois minutes n'étaient pas écoulées que je m'ennuyais déjà et que j'avais déjà essuyé des dialogues d'une niaiserie affligeante... (Le dictionnaire des synonymes n'aura jamais assez de ressources pour m'aider à écrire ma diatribe enflammée !)
Nous sommes donc en présence d'un film à peu près aussi enchanteur qu'un électrocardiogramme plat...

La dinde héroïne, Bella, est sur le point de se marier avec le "bel" Edward... (faut aimer le genre hein ? parce que quand on a 14 ans, on le trouve sûrement trèèèèèèèèèèèès beau, mais passés 30 ans, c'est tout de suite moins évident...........)
Mais il faut la voir !!!!
La tronche qu'elle tire la meuf en se dirigeant vers l'autel ! 
On dirait qu'elle est constipée (ou qu'elle a pas envie de se marier ! ou les 2 ! c'est plus drôle !) Pendant qu'elle avance, le "bel" Edward la dévore des yeux (parce qu'il a faim ? parce qu'il en envie de se la faire ? parce que sa tronche le fait rire ? les 3 à la fois ?)

Pour les connaisseurs de la saga, n'oublions pas le gentil Jacob parti couiner au fond des bois à l'annonce du mariage et revenu foutre sa mer** le soir de la fête...

On s'ennuie un peu plus fort un grand coup et hop ! C'est la lune de miel...... Sur l'île privée d'Esmée au large du Brésil, rien que ça !
La maison ressemble à une jungle tellement il y a de plantes à l'intérieur, perso, j'aurais peur qu'il y ait des bêtes là-dedans....!
Pendant que le "bel" Edward attend sa douce dinde pour une séance trempette au clair de lune, la dinde en question se prépare: elle se rase les jambes...! j'ai peine à croire que le jour même de son mariage on se pointe vers l'élu de son coeur avec des pattes de ragondins à poil laineux qu'on sera obligé de débroussailler à la sauvage avec un vieux rasoir bic rouillé
Puis elle découvre avec stupeur que sa gentille belle-soeur a omis de lui mettre un maillot de bain dans ses bagages... La pauuuuvre ! On constatera par la suite qu'elle a pris le temps de s'en tricoter un  afin de nous éviter des scènes de nu intégral !

Et avec ça, quand est-ce qu'il se la tape not' vampire, me direz-vous, avides que vous êtes de lire mes lignes ?
Mais tout de suite ! Et c'est violent, Monsieur fracasse le lit et contusionne sa dinde !
Elle va en redemander alors que lui s'apitoie sur lui-même, sur le mal qu'il lui a fait et il se fâche...

Ils finiront leur voyage de noces à jouer aux échecs (alors qu'ils sont seuls sur une île splendide en amoureux......) puis se rendront compte qu'elle n'a pas ses règles (mince alors ! le sperme de vampire ne perd son temps à trouver son chemin !), retour chez Papa et Maman vampire pour savoir quoi faire maintenant que la dinde est en cloque et que la chose à l'intérieur d'elle grossit à vue d'oeil et lui pète les côtes ?
C'est pas beau à voir, la dinde se fait lipposucer de l'intérieur par la chose, elle finit par ressembler à une anorexique enceinte !( J'aurais 14 ans je crois que ça me ferait hyper flipper et y'a pas un mec qui m'approcherait avant mes 54 ans ! Mais bon, à 14 ans maintenant, on n'a plus peur de rien hélas !)

Les loups-garou et les vampires deviennent copains puis se tapent sur la gueule puis quelques uns seulement restent copains avec les vampires. Maman vampire leur amène des sandwiches pendant qu'ils montent la garde et tout...
Jacob lui, il fait plutôt le chien de salon et bientôt Papa et Maman Cullen se retrouve avec un gros loulou sur le canapé, qui mets ses grosses pattes qui puent sur la table et pose sa main sur la croupe de la belle-fille agonisante avec son lipposuceur intégré, sous prétexte de la réchauffer... (elle exagère celle là, de dire qu'elle a froid !)

Toutefois, malgré toutes ces misères, la dinde a réfléchit aux prénoms qu'elle donnera à l'enfant...
Les belles-mère s'appelant respectivement Renée et Esmée, la belle-fille n'a rien trouvé de mieux à faire que de compiler tout ça en "Renesmée" !!! Pauvre gosse !!! Consolons-nous en pensant à ce que cela aurait donné si elles s'étaient appelées Albertine et Raymonde.....

La dinde continue de maigrir, son ventre de grossir... Elle ne se nourrit plus que de poches de sang qu'elle biberonne à la paille dans un grand verre !
C'est là qu'on prie pour qu'elle éclate et qu'on n'en parle plus.......!
Mais non, elle n'éclate pas...
En revanche, les deux empotés, j'ai nommé Edward et Jacob, vont se charger de la faire accoucher !
Je vous raconte pas la scène ! On se croirait dans un atelier d'apprentis de boucherie ! 
Mais comme vous en mourrez d'envie, je vous la raconte: alors qu'elle se tord de douleur, on lui fait une injection de morphine et on lui ouvre le bide au scalpel ! (Quelle chance que depuis les tomes 1, 2 et 3, ils aient eu le temps de faire médecine !) On sort la chose qui se porte comme un charme et qui a pris soin avant de sortir des entrailles béantes de sa génitrice, de se débarbouiller les yeux (mais QUE les yeux)...
Edward, telle la poule qui a trouvé un couteau, tient la chose à bout de bras: un bébé tout sanguinolant, (sauf le tour des yeux je le rappelle)! Et il est livré il a déjà 2 mois, parce qu'il n'est même pas fripé ni rien !

Comme on se rappelle qu'hélas on est en train de regarder une première partie, on se dit que forcément, la dinde ne va pas mourir !
Edward avait pris soin de la mordre pour la transformer en vampire... Mais ça n'a pas l'air de fonctionner terrible alors il lui injecte direct dans le coeur une grosse seringue de son venin, parce que oui, mesdames et messieurs, vous l'avez bien compris, les vampires de twilight sont venimeux !
Et le venin, s'ils vendaient la recette pour en faire de la crème anti-rides, ils seraient encore plus riches que Mme Bettencourt ! Incroyable: la dinde s'auto-répare, se remplit, se réhydrate, se remaquille et hop ! Elle ouvre des yeux rouges sang devant une assemblée de vampires et un loulou-garou ébahis...

Et là, enfin, c'est la fin !
La suite au 2e et dernier épisode... mais c'est pas gagné pour que je me sacrifie pour vous narrer ça !

Après, je dois avouer que j'aime bien "tailler" du navet en rondelles !
C'est un sport joyeux et revigorant, en bref, ça fait du bien au moral !


mercredi 29 février 2012

L'oeil de Pâques de Jean Teulé




Je trouve la couverture des Editions Julliard très belle et poétique. Celle de Pocket, que j'ai eu en main (merci ma Môman de me l'avoir prêtée !) est un peu plus... rèche ! 

Le centre du monde est à Calais, entre les falaises de craie et le trou dans le Channel.
Le centre d'un monde où passent les orbites de six planètes bien humaines. Pâques, beauté métisse venue d'Inde, joue le rôle du soleil. Chacune lui tourne autour, attiré par sa chaleur. Depuis la nuit des temps, ces planètes sont appelées à se percuter, pour faire jaillir des gerbes de bonheur lilas. Et pour que ce miracle advienne, un crime doit être commis.



Mon avis:

Si vous suivez mon blog, vous aurez constaté que je suis fan de Jean Teulé. 
Et cet opus m'a une fois encore plu mais surtout beaucoup surprise !

L'histoire commence à la naissance de notre planète ! Rien que ça ! Et quand on a lu le 4e de couverture, autant vous dire qu'on se demande "mais qu'est ce que c'est que ce délire ?"
Mais l'interprétation onirique, illustrée d'audacieuses métaphores, de la création de la Terre est si singulière et fantasque qu'on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour comprendre où l'auteur veut nous emmener !

Le compte à rebours est donc lancé, depuis la nuit des temps jusqu'au crime sanglant qui va être commis un soir, à Calais.

Au fil des chapitres, une fois passés le déluge, le précambrien, le jurassique, Napoléon et compagnie, on rencontre les personnages du roman... Tous victime d'une vie qui leur a laissé une plaie ouverte, une interrogation, un vide...
Il y a la belle métisse Pâques, née d'une putain française en Inde, débarquée à Calais dans son enfance. En plus de ce lourd bagage "psychologique", elle a une particularité physique: un oeil sans iris ni pupille comme une sorte de gros oeuf lisse et rose... 
Il y a aussi le légiste capable en toute circonstance de faire la liste des souffrances endurées par un défunt, humain ou animal (au grand dam de la charcutière) !
Le commissaire qui ne supporte pas l'humidité, le vieux juge aux omoplates en ailes de papillon, l'animateur radio qui tague les murs, le chômeur sans le sou qui rêve d'un taxi Mercedes break diesel et sa femme infirmière ainsi qu'une vieille prof de chant Anglaise aux 27 verrous et qui collectionne les petites cuillères en or, vermeil ou argent...

Tout cet étrange petit monde est lié. Et ce n'est qu'à la fin de ce conte déjanté que le puzzle s'assemble enfin !
Pas très moral comme histoire !
L'assassin va s'en sortir avec les honneurs, aidés de profondes circonstances atténuantes et du bonheur qui va naître de la rencontre de tous les protagonistes...


Cela vous paraît étonnant ?
C'est bien plus que cela ! On a l'impression de lire un délire sans queue ni tête, un rêve fou qu'aurait eu un jour un auteur, et ça m'a plu !
Ce livre est très souvent critiqué en mal, il semble loin de faire l'unanimité parmi les écrits géniaux de Teulé... Et pourtant, il est comme une longue poésie, tout en phrases illustrées, habité par de petits personnages-pantins maltraités puis enfin libérés par leur propre créateur...


Ce livre est une sorte de délire d'artiste, à réservé aux amateurs "éclairés" qui sauront y porter le regard curieux, enthousiaste et attentif qu'il mérite...