dimanche 24 juillet 2011

Un heureux événement d'Eliette Abécassis

"Désormais, ma vie ne m'appartenait plus, je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère."


Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet "heureux événement" qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. Après Mon père et Clandestin, la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.






Je déplore de ne pas avoir cette belle édition illustrée avec "du Klimt" car j'adore cet artiste...
Mais là n'est pas la question de mon article !!! Parlons plutôt du livre lui-même !

Encore une fois, une agréable (mais rapide) lecture. Je crois avoir pris la mesure de ce texte une fois le livre terminé !
Au départ, j'avais un peu un sentiment de "déjà vu"... et pourtant, j'ai eu du mal à mettre le doigt sur l'origine de cette impression...

Eh bien c'est simplement à cause du sketch sur la grossesse de Florence Foresti ! Le livre d'Eliette Abécassis n'est pourtant pas une comédie ! Il serait en fait plutôt l'"inverse"de ce qui se passe dans le sketch en question... (J'ai comme l'impression que je deviens difficile à comprendre...!)
Je m'explique:
tout ce que Florence Foresti ne nous dit pas, Eliette Abécassis nous l'écrit !!!

"Un heureux événement" n'est pas une romance doucereuse sur les joies de la maternité et les "mielleuseries" qui l'accompagnent généralement. Non, loin de toutes ces réjouissantes douceurs, il s'agit plutôt d'un véritable regard sur la société et sur ce que cela suppose de devenir une mère tant dans sa vie de couple que dans sa vie tout court...
On ne nait pas forcément mère, on le devient, on en prend conscience lentement, mais à quel prix ?
Entre épisiotomie, hémorroïdes, vergetures et allaitement, Eliette Abécassis ne nous épargne aucun détail ! L'heureux événement fait de l'heureux jeune couple voyageur, rêveur et bringueur des parents ravis mais confrontés à de nouvelles interrogations et considérations. Le temps est venu de se remettre en question, de repenser à sa vie professionnelle, voir de la mettre entre parenthèses. La mère finit par ne plus se sentir femme, son corps désacralisé par la maternité et ses intervenants médicaux lui devient étranger, nuisant pour de bon à la vie intime du couple. Père et mère ne se regardent plus du même oeil, tout imprégnés qu'ils sont du fruit de leurs amours mais en ne s'accordant plus la même importance l'un envers l'autre... Le couple se déchire, chacun ne se dévouant plus qu'à l'emprise tyrannique d'un vulnérable bébé !

Regard noir me direz-vous ?
Un peu, oui ! De quoi faire peur à celles et ceux qui n'ont pas encore "affronté" d'heureux événement !!!
Eliette Abécassis nous conte une grossesse qui bouleverse profondément les parents pour finir par les déchirer... Comme si l'amour entre le père et la mère n'était pas extensible. Une fois l'enfant né, cet amour est reporté sur lui tout entier et rien ne semble subsister pour ses parents.
Une chance que l'histoire soit romancé n'est-ce pas ? La réalité nous prouve que l'amour sait aussi perdurer au sein de la famille, envers et contre tout !
Mais Eliette Abécassis met en avant une autre réalité: celle, erronée, de l'idéalisation et de la cristallisation qui sont construites autour la naissance. 


mercredi 20 juillet 2011

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

Charlie Gordon, simple d’esprit, est le cobaye humain d’une expérience scientifique qui a montré des résultats prometteurs sur Algernon, une souris blanche. Au fil des comptes rendus qu’il rédige à l’attention des professeurs à l’origine du traitement, le lecteur suit l’accession à l’intelligence puis au génie de cet homme dont la perception du monde était jusqu’alors réduite. Le discours, minimal et truffé de fautes dans les premières notes, s’étoffe, la réflexion s’insère dans les écrits, se développe. Charlie découvre un nouvel univers, de connaissance mais aussi d’incompréhension, faute d’une maturité affective suffisante pour s’insérer dans ce nouveau monde. Jusqu’à ce qu’Algernon montre des signes de dégénérescence. Magnifique réflexion sur la perception, l’intelligence et la nature du bonheur, Des fleurs pour Algernon est un récit d’un réalisme émouvant, saisissant, une des plus belles pages de la science-fiction.


Eh bien ! Moi qui ne suis pas hyper fan de fiction j'ai adoré ce livre !
Il n'est pas tout neuf mais a magnifiquement bien vieilli ! Le récit colle parfaitement à notre époque. En effet, qui n'a pas rêver d'accroître son intelligence ?
Des chercheurs ont mis au point une technique qui fonctionne: ils l'ont appliquée sur la souris Algernon, reste à tester l'opération sur l'homme...
Charlie Gordon, simple ouvrier de boulangerie dont tout le monde rit à ses dépends, va tenter l'expérience, persuadé que grâce à l'intelligence il va se faire des amis...

Cela réussi au-delà de toutes les espérances: Charlie devient très vite de plus en plus intelligent. Il devient même beaucoup plus intelligent que tous chercheurs du labo qui l'examinent et le voient évoluer. Charlie est si intelligent qu'il peut maintenant tenir n'importe quelle conversation sur n'importe quel sujet... Il maîtrise tout à la perfection, fait lui aussi des recherches et des thèses, il parle un nombre de langues incroyables ! 
Il devient fier et hautain et montre son ennui lorsque les conversations ne sont plus à la hauteur de son esprit ! Les gens finissent aussi par le fuir parce qu'il n'est pas aimable....
L'ancien Charlie semble en permanence le guetter, l'observer avec ses yeux ronds et son sourire vide... Le nouveau Charlie sait qu'il a emprunté la vie de ce dernier et comprend, lorsqu'il voit dégénérer Algernon, que pour lui aussi l'expérience va se révéler réversible...

De cette géniale période de sa vie, Charlie ne gardera de véritable souvenir que sa petite "compagne" Algernon... 

Ce livre n'est pas qu'une fiction, c'est aussi une fable sur le comportement humain, les relations entre humains et l'incompréhension qui en découle par manque d'empathie la plupart du temps... Sans doute ne sommes nous pas assez tolérants les uns envers les autres pour pouvoir nous accepter tels que nous sommes ?
La question reste ouverte.....





lundi 11 juillet 2011

La radio des blogueurs : ¡ hace mucho calor !

Leiloona frappe encore avec sa fameuse Radio des blogueurs !
Et le thème donne envie, il fleure bon les vacances:


"Alors, pour cette session, cap sur les chansons d'été !
Quelle est la chanson qui pour vous symbolise l'été ? (Avec ces apéros qui traînent, les amours de vacances, les colonies, les escapades, les baignades ...)
Vous pouvez donc
piocher dans vos souvenirs d'adolescent, ou encore partager votre dernier coup de coeur estival !
(...) Quant à moi, je vous propose déjà le nouveau titre de la superbe Shakira !  Featuring Pitbull  : "Rabiosa"
Leiloona"


Pour ma part, je n'ai pas hésité une seule seconde ! La chanson qui m'évoque l'été et qui me fait vibrer c'est le titre de Quantic & Nicodemus "Mi swing es tropical"
Et croyez moi c'est muy caliente comme titre ! ça donne gravement envie de se déhancher au bord de l'océan, en maillot de bain et paréo avec la petite marguarita qui va bien, les fleurs dans les cheveux, la peau bronzée et tout et tout... 
Evidemment, vu du fin fond de ma salle de bain, avec mon turban de bain sur les cheveux, le bon gros vieux peignoir à rayures et la crème de jour sur la tronche, c'est tout de suite moins sexy et la plage est loin, trèèèès loin !
Bon, revenons à nos moutons et écoutons ce torridissime swing tropical !


Découvrez la playlist Hace mucho calor ! avec Quantic & Nickodemus