mardi 15 mars 2011

Marelles d’ombres de Denis Labbé

Fantastiques, cruels, visionnaires ou tout simplement sulfureux, les contes de Denis Labbé tissent un motif d'ombres contrastées entre la terre et l'enfer.

Anges et démons se croisent dans le Paris décadent des dandys, la Venise des spadassins, Whitechapel ou encore les steppes désolées de la Mongolie, pour transmettre leur héritage mortel aux créatures d’un futur névrosé. Des récits peints avec une délicatesse d'esthète et une malignité insidieuse.

Laissez-vous guider par la plume ciselée et envoûtante de Denis Labbé, dans les méandres de sa Marelle d’Ombres où règnent la Mort, le sang et la noirceur.





Tout d'abord, je tiens à remercier la team de Blog-O-Book et Argemmios éditions pour ce partenariat.


En premier lieu, j’aimerais parler de l’ « écriture » de Denis Labbé :
Ce monsieur manie fort bien la plume, ses contes sont très divers. Il passe aisément d’un style qui fait penser aux récits « fin XIXe-début XXe » (Lovecraft) avec un langage assez soutenu, à des contes très modernes, au parler contemporain. On constate aussi rapidement que l’auteur est grand amateur d’art, on croise nombre de références à de grands peintres tels que Titien, Goya, Ghirlandaio…ainsi qu’à de grands musiciens tels que Mozart ou Beethoven mais également des groupes de hard-rock (Rammstein notamment). Bref, Denis Labbé glisse dans ses contes ce qu’il aime et le fait vibrer !
A la fin du livre, on trouve la genèse de ses histoires, comment les idées ont germé dans son esprit, ce qui l’a inspiré… L’auteur partage beaucoup avec ses lecteurs au travers de ce recueil, c’est une chose que j’ai appréciée.

Passons maintenant au « contenu » du livre…
Des histoires courtes, vites lues. Pour la majorité j’aurais tendance à dire : « Pas mal ! Mais… » Parce qu’il y a un « mais »…
Les débuts et corps des contes sont le plus souvent très alléchants ! J’ai été très emballée par le thème et l’histoire de beaucoup des contes (Et Omnia Vanitas, Mantille, Papillons de nuit, Un meurtre de corbeau, Kourgane au cœur, Rosebud) : du suspens, de l’angoisse, de la peur, de la curiosité… Ces contes font naître beaucoup d’idées, de sentiments chez le lecteur, jusqu’à leur aboutissement…
C’est là que je reste un peu perplexe et ne sait comment exprimer mon ressenti…
Autant j’ai été passionnée par le début des histoires, autant j’ai trouvé que la fin retombait comme un soufflé !
J’avais l’impression qu’il manquait quelque chose, comme si la fin avait été « bâclée » car à mon avis la « chute » est trop rapide par rapport au reste du récit…
Dommage car cela commençait si bien !

Certains contes m’ont aussi déplus (Agent de la Camarde, Helldorado, Links 234) : je les ai trouvés moins intéressants, moins accrocheurs…

En résumé, une lecture agréable mais sans plus... Je n’étais pas « cramponnée » à mon bouquin comme on peut l’être pour certains ouvrages parfois… Un auteur que je sens doué mais qui aurait peut être pu pousser plus avant son talent ?




On en parle sur d'autres blogs:
chez spyd
chez kailia52


8 commentaires:

  1. Une semi-déception donc ben ça arrive :-)
    Détail mais ça m'intrigue la femme sur la couverture du livre a-t-elle les fesses à l'air 8-)
    Bises !

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  2. non non Did ! point de fesses à l'air :p

    Elle est très belle cette couv' d'ailleurs... ;)

    Bizzz

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  3. La lumière me joue des tours ! Savamment mise en image en effet !

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  4. C'est souvent le cas avec les nouvelles, ces chutes en soufflé. C'est décevant et parfois m^me énervant.

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  5. oui parce qu'on se dit qu'on va être déçu par la fin alors on peine à ouvrir le reste du bouquin...
    dommage car il écrit vraiment bien !

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  6. Je partage ton avis Wal, mais je trouve quand même que cela s'améliore sur les dernières nouvelles qui sont plus denses et effectivement, il y écrit vraiment bien!

    Spyd Skorpionnan

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  7. Je découvre par hasard vos posts. Je peux peut-être vous répondre. La plupart de ces nouvelles ont d'abord été publiées dans des revues ou des anthologies avec un impératif de longueur. C'est surtout le cas pour Et Omnia Vanitas et Mantille, obligatoirement très courtes. Quant aux chutes, elles découlent aussi de cette volonté de faire court. Les dernières nouvelles n'ont pas ce problème car elles sont le plus souvent inédites. Ce recueil est aussi le reflet d'une époque (ma période de publication chez L'Oxymore). Quant à la couverture, elle est l'oeuvre de Gilles Grimoin. Je vous invite à aller voir son site.

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  8. Oups ! comment dire ? je me sens toute confuse qu'un auteur vienne ici lire mes commentaires !

    Tout d'abord, merci de votre passage, de votre intérêt et surtout de votre réponse à mes interrogations !
    en effet, n'étant pas une habituée des nouvelles, je cerne mieux ce qui me dérange avec ces chutes "brutales"
    En tous cas, je suis ravie de toutes ces précisions et profite de ce message pour vous souhaiter une bonne continuation dans l'écriture car j'ai apprécié votre "plume"

    Bonne soirée

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