jeudi 24 mars 2011

Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.








J'avais entendu beaucoup de bien de ce livre, notamment par Phooka mais aussi Didi...
Cette dernière me l'a donc prêté ;)
Merci Didi de m'avoir permis cette belle et émouvante lecture...


C'est un "petit" livre car il se lit en moins d'heure.
C'est une belle histoire. Une belle histoire qui fait pleurer...
Âmes sensibles, munissez-vous de votre boîte de mouchoirs quand vous lirez ce merveilleux roman !


Oscar est malade, il est soigné et hospitalisé loin de chez lui depuis si longtemps... Les médecins ont tout tenté mais c'est inéluctable: sa leucémie va l'emporter...
Oscar voit alors les réactions des gens autour de lui et ne les comprends pas tout de suite. Il est très fâché contre ses parents et ne veut voir personne d'autre que "Mamie Rose", une des dames bénévoles qui visitent les enfants malades des hôpitaux.


Le lien qu'il va tisser avec cette dame va lui permettre de vivre richement ses derniers jours. Il va comprendre la réaction de ses parents, de son médecin, il va aimer sa petite voisine de service, il va s'affirmer et faire du peu de temps qu'il lui reste une "vraie vie":
car Mamie Rose lui a proposé de vivre chaque journée comme une décennie.
Oscar prend le jeu très au sérieux... il va penser comme s'il avait 10ans, puis 20ans, 30ans, etc... Tous les soirs, il va raconter sa journée à Dieu dans une lettre, ces lettres qui composent le livre. Jusqu'à cette dernière journée, où, comme un vieillard, il va s'éteindre tout doucement et paisiblement, comme si ce jour là avait été préparé...


C'est une belle réflexion sur la mort et l'enfance, deux choses si paradoxales.
C'est également un hymne à la vie, une invitation à savourer chaque instant et à aimer ses proches et les entourer avec générosité et disponibilité...





samedi 19 mars 2011

L'amitié de Ralph Waldo Emerson


Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement la team de chez BLOG-O-BOOK ainsi que les éditions AUX FORGES DE VULCAIN pour cet enthousiasmant partenariat !
J'ai reçu ce livre aujourd'hui et l'ai lu dans la foulée...




« À mon ami, j’écris une lettre et de lui, je reçois une lettre. Cela peut vous sembler peu de choses. Cela me suffit. C’est un cadeau spirituel qu’il est digne de me donner et que je suis digne de recevoir, et qui ne profane aucun de nous. Dans ces lignes chaleureuses, le cœur se fiera à lui-même comme il ne peut se fier à la langue et déversera la prophétie d’une existence plus divine que toutes les annales de l’héroïsme n’en ont encore vu s’accomplir. »










Cet ouvrage lorsqu'il a été présenté sur Blog-o-book a fait "tilt" dans mon cerveau !
Cet été, j'avais visité la maison où a vécu Ralph Waldo Emerson à Concord, Massachussetts, et je m'étais également rendue au très beau et reposant cimetière de "Sleepy hollow", toujours à Concord, où j'ai vu les tombes, simples et paisibles des plus grands auteurs du "transcendantalisme" dont faisait partie Ralph Waldo Emerson, mais aussi Thoreau, Alcott, Hawthorne...

La plaque sur la tombe de Ralph Waldo Emerson, cimetière de Sleepy Hollow.
La tombe "familliale" du grand ami d'Emerson: Henry David Thoreau.

Du coup, je me suis dit que c'était l'occasion rêvée de découvrir la plume d'un si grand homme !

Je tiens à souligner le travail de traduction de la part de Thomas Constantinesco et surtout la postface qu'il a rédigée: en quelques pages seulement, elle fait toute la lumière sur ce texte ô combien pointu...


Ce petit ouvrage de 50 pages seulement commence superbement sur une note d'un optimisme immense !


"Nous avons en nous bien plus de tendresse qu'on ne le dit."


Au cours de la lecture, j'ai aimé certaines citations, belles et profondes, richement imagées et si proches de l'idée que je me fais de l'amitié véritable... 
Hors, le point de vue d'Emerson qui commence sur une note si touchante nous met tout de même en garde contre les mauvaises amitiés, mais également (et étrangement) contre toute sorte d'amitié: l'auteur y voit une entrave à la liberté, une sorte d'asservissement et un empêchement d'être soi-même...
Malgré cela on sent à quel point l'amitié est une expérience qui lui est chère. Il insiste sur ce qui fait l'Amitié: la Vérité et la Tendresse. Mais aussi le temps qui passe: l'amitié qui peut naître à tout moment, et qui si on n'en abuse pas et si on laisse parler le coeur peut être une si bénéfique nourriture de l'âme. Il ne faut pas hésiter à laisser oeuvrer le temps pour que l'amitié se trouve grandie.
Emerson faisait grande place aux échanges épistolaires qui selon lui, étaient préférables à toute autre forme de communication. Les missives mettent en effet de la distance entre les deux protagonistes et sont plus riches de sincérité et de spiritualité.
Ce sont donc les valeurs et idées du transcendantalisme que l'on retrouve dans cet essai.

Le langage soutenu et les théories collent parfaitement à l'époque et à l'idée que je me faisais de ces auteurs américains du XIXe 
Cet ouvrage donne matière à réfléchir sur l'amitié, ce qu'elle apporte, les bénéfices que l'on en tire. Même si la vision "date" un peu et que le mouvement semble en "silence", je dois avouer avoir pris grand plaisir à lire L'Amitié: j'y ai trouvé une philosophie somme toute abordable et réfléchie, mais, plus encore, une véritable "nourriture spirituelle", un livre qui fait du bien à l'esprit et le "cultive"...

Pour finir, quelques extraits "photos"...




Je remercie également mon amie Didi, dont les échanges sur l'Amitié selon Emerson et l'amitié en général furent la cerise sur le gâteau de ma découverte littéraire... :)



mardi 15 mars 2011

Marelles d’ombres de Denis Labbé

Fantastiques, cruels, visionnaires ou tout simplement sulfureux, les contes de Denis Labbé tissent un motif d'ombres contrastées entre la terre et l'enfer.

Anges et démons se croisent dans le Paris décadent des dandys, la Venise des spadassins, Whitechapel ou encore les steppes désolées de la Mongolie, pour transmettre leur héritage mortel aux créatures d’un futur névrosé. Des récits peints avec une délicatesse d'esthète et une malignité insidieuse.

Laissez-vous guider par la plume ciselée et envoûtante de Denis Labbé, dans les méandres de sa Marelle d’Ombres où règnent la Mort, le sang et la noirceur.





Tout d'abord, je tiens à remercier la team de Blog-O-Book et Argemmios éditions pour ce partenariat.


En premier lieu, j’aimerais parler de l’ « écriture » de Denis Labbé :
Ce monsieur manie fort bien la plume, ses contes sont très divers. Il passe aisément d’un style qui fait penser aux récits « fin XIXe-début XXe » (Lovecraft) avec un langage assez soutenu, à des contes très modernes, au parler contemporain. On constate aussi rapidement que l’auteur est grand amateur d’art, on croise nombre de références à de grands peintres tels que Titien, Goya, Ghirlandaio…ainsi qu’à de grands musiciens tels que Mozart ou Beethoven mais également des groupes de hard-rock (Rammstein notamment). Bref, Denis Labbé glisse dans ses contes ce qu’il aime et le fait vibrer !
A la fin du livre, on trouve la genèse de ses histoires, comment les idées ont germé dans son esprit, ce qui l’a inspiré… L’auteur partage beaucoup avec ses lecteurs au travers de ce recueil, c’est une chose que j’ai appréciée.

Passons maintenant au « contenu » du livre…
Des histoires courtes, vites lues. Pour la majorité j’aurais tendance à dire : « Pas mal ! Mais… » Parce qu’il y a un « mais »…
Les débuts et corps des contes sont le plus souvent très alléchants ! J’ai été très emballée par le thème et l’histoire de beaucoup des contes (Et Omnia Vanitas, Mantille, Papillons de nuit, Un meurtre de corbeau, Kourgane au cœur, Rosebud) : du suspens, de l’angoisse, de la peur, de la curiosité… Ces contes font naître beaucoup d’idées, de sentiments chez le lecteur, jusqu’à leur aboutissement…
C’est là que je reste un peu perplexe et ne sait comment exprimer mon ressenti…
Autant j’ai été passionnée par le début des histoires, autant j’ai trouvé que la fin retombait comme un soufflé !
J’avais l’impression qu’il manquait quelque chose, comme si la fin avait été « bâclée » car à mon avis la « chute » est trop rapide par rapport au reste du récit…
Dommage car cela commençait si bien !

Certains contes m’ont aussi déplus (Agent de la Camarde, Helldorado, Links 234) : je les ai trouvés moins intéressants, moins accrocheurs…

En résumé, une lecture agréable mais sans plus... Je n’étais pas « cramponnée » à mon bouquin comme on peut l’être pour certains ouvrages parfois… Un auteur que je sens doué mais qui aurait peut être pu pousser plus avant son talent ?




On en parle sur d'autres blogs:
chez spyd
chez kailia52


jeudi 10 mars 2011

Concours LE PASSAGE chez Book en Stock !

Décidément, elles ne chôment pas les cop's de chez Book en stock:

Encore des livres à gagner: 
LE PASSAGE de Justin CRONIN


et voici ce qu'on en dit outre-atlantique:

« Lisez Le Passage et le monde réel disparaîtra. »Stephen King

« Une bombe... une intrigue ingénieuse, rudement bien menée. »
The New York Times Book Review

« 
Le Passage de Justin Cronin transcende tous les clichés et nous offre une histoire de vampires post-apocalyptique à glacer les sangs, qui se lit fébrilement. »The Guardian

Bonne chance !!!

La 28ème Marche de la première violette de Cordelle

Elle a eu lieu dimanche dernier, le 06 mars. Plusieurs beaux parcours étaient organisés.
Nous avons opté pour les 15 kms.
J'ai fait cette magnifique balade en compagnie de ma frangine et de deux amis: Didi et son homme !
Deux compagnons à 4 pattes furent aussi de la partie et s'en sont donné à coeur joie !

Cette marche a été vraiment très agréable: très peu de goudron en définitif (n'est ce pas Raph ? :p ) Quel bonheur de découvrir les magnifiques paysages des bords de Loire loin de la circulation automobile ! Surtout que le peu de bitume que nous avons arpenté n'était pas trop fréquenté !
Les environs de Cordelle sont vraiment paisibles...

La loire avait vraiment une couleur magnifique sous le soleil !
Nous l'avons suivie dans ses méandres au gré de montées et descentes parfois ardues ! 
Les descentes nous laissaient présager des remontées vertigineuses... Heureusement, sur les "sommets", nous attendaient de bons ravitaillements:
pain, gâteau, charcuterie, fromage, pommes, chocolat et un incroyable choix de boissons ! (Ah ! qu'il était bon le petit blanc du dernier relais !)

Au final, environ 5h de balade car nous nous arrêtions fréquemment pour immortaliser les lieux ! (Qui a dit que nous avions un gêne japonais ?)
Nous nous sommes émerveillés devant Saint Maurice ou alors devant Villerest et son barrage. 
Le village de Saint Maurice, sur l'autre rive de la Loire
La Loire
Sans parler des violettes que nous croisions, (et devant lesquelles nous nous pâmions en faisant des "hooo" et des "haaa"....) heureux de constater qu'il n'y avait pas eu "tromperie" sur le thème de la marche !
Au gré de notre progression, nous avons aussi admiré moult animaux sauvages ou pas !
Faisan (même pas repéré par nos fins limiers !), "glou-glous", oies, ânes, moutons, canards....... et j'en passe ! La campagne est bien peuplée !


J'ai également vu une belle plante que je ne connaissais pas, l'Hellébore Fétide, qui porte bien son nom tant l'odeur de son feuillage est désagréable !
Hellébore Fétide

Mais attention: il faut préférer l'admirer de loin car en plus de sentir mauvais, elle est toxique comme toutes les fleurs de son espèce...

A la fin de la balade, les organisateurs avaient encore pensé au vide intersidéral qui régnait dans nos estomacs de sportifs de haut niveau ! Nous sommes attablés devant une assiette de saucisson chaud avec ses pommes de terre...

Pour résumer, Le sou des écoles qui organisait cette marche a fort bien travaillé ! Bravo a eux, et surtout merci pour cette belle découverte des environs de Cordelle. Nous avons apprécié le calme de la campagne et la gentillesse des "ravitailleurs" quand arrivait l'heure des "casse-croûtes"...


Moi ça m'a donné envie de renouveler l'expérience... Vivement une prochaine marche sous le soleil printanier ! 


Photos Wal