jeudi 29 décembre 2011

Les jolis garçons de Delphine de Vigan

Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d'années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d'Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l'illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s'en défaire ?








Mon avis:


Une belle découverte. Un très agréable moment de lecture.
Emma est un personnage attachant, émouvant, plein d'interrogations, qui fait des erreurs, mais surtout de jolies rencontres...

Ce livre a éveillé en moi le souvenir de certaines pensées, plus ou moins philosophiques (peut-on considérer qu'une citation de papillote est philosophique ? en tout cas, l'une d'entre elles provient d'une papillote....:p )

- Expérience: nom dont les hommes baptisent leurs erreurs. Oscar Wilde

- On ne désire pas une chose parce qu'elle est bonne, elle est bonne parce qu'on la désire. Spinoza

Et ces deux phrases, résument fort bien le roman !

Emma fait des rencontres. De beaux garçons à la solide réputation. A chaque rencontre, elle ne leur prête pas forcément attention. Ce serait même plutôt eux qui la remarque. Puis elle se livre corps et âme, s'abandonne dans l'histoire d'amour naissante...

La 1ère rencontre, avec Marc, est la plus dévorante. La plus surprenante aussi. Emma va perdre pied dans l'attente quotidienne de la visite de Marc. Le beau Marc. Le riche Marc. Mais surtout Marc, personnage désincarné, présent tout en étant absent... (C'est profond ce que je dis hein ? Pas le choix: pour me comprendre, il va falloir lire le livre !)
Sans doute la plus grosse "expérience" d'Emma ! Celle dont elle va mettre le plus de temps à se relever... 
Mais n'est-ce pas de cette façon que nous nous forgeons ? (Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Oscar !)

Puis il y aura l'écrivain, Ethan, l'homme "à femmes". Il les consomme plus qu'il ne les aime ! Avec Emma ce sera différent: il va y avoir des sentiments. Parce qu'Emma est "vraie" ! Parce qu'Emma n'a pas prémédité cette relation...
J'ai beaucoup aimé le rendez-vous au bar: Emma qui pense en elle-même à l'image qu'elle donne et à ce qu'elle dit alors qu'elle a déjà bu pas mal de vin ! Elle se surveille pour ne pas donner une impression erronée de ce qu'elle est !!!
On sent le vécu ! Ou alors, on s'identifie ?
Baste ! C'est croustillant !

Un final explosif avec l'hyper-médiatique Milan. Présentateur idôlatré, vénéré par la ménagère de moins de cinquante ans !
Il la remarque, il la veut, elle n'est pas d'accord. Puis ils vont se "chercher" ! C'est d'ailleurs assez cocasse comme situation ! Rocambolesque même, chacun usant de ses "pouvoirs" personnels... Imaginez quelles peuvent être les possibilités d'une star du petit écran ?!!
L'idylle va être passionnée, médiatisée, romancée...

Mais Emma a mûri... Emma prend conscience des choses, de leur valeur... Et elle va découvrir quelles sont réellement ses envies, ses besoins et à quel point sa relation avec Milan n'y correspond pas...
Emma va donc devoir faire un choix...

mardi 27 décembre 2011

Matilda de Roald Dahl



Matilda est une petite fille très intelligente. Très, très intelligente. Elle apprend à lire toute seule à l'âge de trois ans, et elle adore ça. Cela n'est malheureusement pas du goût de ses parents, deux abrutis qui préféreraient que leur fille regarde, comme eux, des émissions stupides à la télé. À l'école, la petite Matilda n'est pas au bout de ses peines, puisque la directrice de l'établissement déteste les enfants et leur inflige les pires cruautés. Heureusement, il y a aussi une gentille institutrice. Et puis, Matilda a des talents vraiment exceptionnels...




Mon avis:


Pour une fois, durant ces vacances de Noël, j'ai lâché mes lectures habituelles pour ouvrir un livre pour enfants ("à partir de 9 ans")...


Et mon choix n'est pas dénué d'intérêt: Roald Dahl a écrit le merveilleux conte "Charlie et la chocolaterie" que Tim Burton a si brillamment porté à l'écran...


Ayant été subjuguée par tant de poésie enfantine et de merveilleux, j'avais donc acheté Matilda "les yeux fermés" !!!


Lecture drôle et douce. Rapide aussi (mais sans doute que je lis plus vite qu'une petite fille de 9 ans ?!!)
Une jolie histoire avec des gentils: Matilda, Melle Candy...
et des bêtes et/ou méchants: les parents de Matilda (Mr et Mme Verdebois), Melle Legourdin...
Et surtout, du merveilleux: des pouvoirs magiques, des capacités extraordinaires comme les enfants qui "rebondissent" lorsque la méchante Melle Legourdin les jette au loin !!!!!


Matilda est une petite fille très intelligente et douée. Elle apprend à lire seule et dévore de la grande littérature dès qu'elle a fini d'écluser le rayon jeunesse de la bibliothèque de sa ville !
A 5 ans, elle a lu les plus grands auteurs ! Dickens, Wells, Brontë, Hemingway, Austen, etc...
Mais ses parents ne voient pas cela d'un bon oeil et pense qu'elle n'est qu'une bonne à rien et que passer du temps dans ses livres ne lui apportera rien de bon pour son avenir ! 
Et comme dans les contes on a souvent affaire à un monde "à l'envers", ici ce sont les parents qui mettent leur famille devant la télé ! Surtout pour manger !
Rien de cuisiné d'ailleurs: chez les Verdebois, on mange exclusivement des plats préparés que l'on réchauffe avant de manger sur ses genoux devant la télévision !!!
Matilda n'aime pas cette vie qu'on lui impose, elle va d'ailleurs trouver des moyens de se venger des colères de son père qui ne sont pas "piqués des vers" !!!


A l'école, Matilda va enfin rencontrer quelqu'un qui va croire en elle et ses talents: il s'agit de Melle Candy, la gentille institutrice que tous les enfants adorent.
Mais hélas, pas moyen pour elle de faire entendre à la directrice, l'horriblement méchante Melle Legourdin, qu'il y a une surdouée dans sa classe ! Melle Legourdin déteste tellement les enfants qu'elle les considère tous comme des moins-que-rien et passe son temps à les effrayer, les lancer en l'air, les réprimander, leur tirer les oreilles.... Bref, une vraie mégère !


Mais Melle Candy ne s'avoue pas vaincue, elle va s'occuper elle-même de sa petite protégée !
Cependant, Melle Candy cache un lourd secret...... Tout comme Matilda cache un don extraordinaire.....!
Mais chut ! 
Je n'en dévoilerai pas plus ! Ce serait dommage de se priver de la surprise de cette drôle d'histoire !
C'est un conte merveilleux qui se termine si bien ! C'est certain, si je trouve encore des livres de Roald Dahl, je les lirais sans hésiter !

vendredi 23 décembre 2011

Rainbow pour Rimbaud de Jean Teulé

On n'est pas sérieux quand on a 36 ans, une queue-de-cheval rouge, une taille de géant et une armoire pour couche de prédilection. Robert vit à Charleville-Mézières, chez ses parents. Comme d'autres connaissent toutes les paroles de leur chanteur préféré, Robert sait tout Rimbaud. Par cœur. Isabelle, standardiste à la SNCF, ne sait encore rien de Rimbaud, rien de l'amour, ni rien du monde. Un doux colosse nominé Robert, échappé de Charleville, les lui révélera. Entre Le Caire, l'île Maurice, Dakar et Tarrafal, ces deux-là brûleront d'amour et de poésie. Vagabonds célestes, amants absolus, ils laissent à jamais sur le sable et sur les âmes la trace de leurs semelles de vent. Enfin, leur odyssée sublime confirmera le mot du poète, tatoué sous le nez même de Robert : je est un autre... Je est Rimbaud.






MON AVIS:


"Crise de Teulé" oblige, j'ai dévoré cet opus après celui sur Verlaine ! 

Pourtant, mon avis sera plus mitigé... J'ai moins aimé ce livre, j'ai été un peu déçue... Je l'ai trouvé étrange... Trop de "poésie" peut être ?

Il y a la vie de Rimbaud, il y a la vie de Robert et d'Isabelle, et il y a la vie d'un buisson d'aubépine sur un balcon parisien.....
Toutes ces vies, bien qu'éloignées dans le temps ou par les kilomètres, sont imbriquées...
Difficile d'expliquer comment ! à part peut-être entre Robert et Rimbaud dont le parallèle est plus facile à faire:
il y a l'artiste et son fan absolu.

Robert ne vit que par et pour Rimbaud.  Il veut être Rimbaud, il se prend pour Rimbaud. Il vénère tant le poète qu'il va jusqu'à se tatouer partout sur le corps des vers de ses poèmes !
Les gens qui croisent Robert ont une bien étrange vision de ce grand corps tourmenté qui ne semble avoir aucune conscience de ce qu'il inspire à autrui !
Même sa douce Isabelle finit par se lasser de cette vie à la Rimbaud; pourtant elle restera amoureuse de son (d)étonnant Robert et tout ce qu'elle fera pour lui, elle le fera par amour...

Leur rencontre avait pourtant bien commencée !
C'était très poétique:
Robert, 36 ans, qui vit dans son armoire chez ses parents, prend la fuite quand son père lui détruit sa fameuse armoire, son "bateau ivre"...
Il rencontre Isabelle, un peu par hasard, un peu par curiosité...
L'idylle est magnifique, les deux personnages sont si dissemblables qu'on pense qu'ils vont sans cesse se surprendre et vivre ainsi éternellement d'amour et d'eau fraîche !
On pense au conte de fée et pourtant, il n'en est rien... L'amour va leur faire traverser le monde et de curieuses situations jusqu'à un dénouement plus étrange encore...

Ce livre de Jean Teulé est fort surprenant. Tout ce à quoi l'on s'attend n'arrive pas !
Vraiment très très étrange...
Du coup, je ne suis pas convaincue par cette lecture qui me laisse un peu sur ma faim, un peu dans la déception, un peu désabusée....
Un peu de tout cela à la fois !

Ô Verlaine ! de Jean Teulé

Un jeune poète à la rencontre d’un grand poète.
Natif de Béziers, Henri-Albert Cornuty habitait la ferme de ses parents quand son oncle lui offrit pour son quinzième anniversaire les Poèmes saturniens de Paul Verlaine. Cette lecture le troubla si fort que, sans prévenir qui que ce soit, il partit pour Paris rencontrer son idole. Il fit la route à pied et rencontra Verlaine au premier jour de l’automne 1895. Il ne le quitta plus jusqu’à sa mort trois mois plus tard.

Les derniers mois de la vie de Verlaine : alcoolique grandiose, amant frénétique et désordonné (« J’ai toujours été amoureux d’un sexe ou deux… »), bigame maltraité par ses deux compagnes, il tituba jusqu’au tombeau entre l’ignominie et le sublime…
La vie de Verlaine fut extravagante mais les derniers mois de sa vie touchèrent au surréalisme. Il n’avait que cinquante et un ans, perclus de maux : syphilis, altération sanguine, diabète, souffle au cœur, cirrhose du foie, erysypèle infectieux, hydarthrose, pneumonie (il fallut ajouter une seconde pancarte au pied de son lit d’hôpital pour en dresser la liste complète). Et c’est au moment où il ne lui restait qu’une poignée d’admirateurs inconditionnels (dont le préfet Lépine qui interdit aux policiers du Quartier latin d’arrêter Verlaine quelles que soient ses frasques), au moment de la pire déchéance matérielle et morale, au moment où les gloires de l’époque l’accablaient de leur mépris, qu’une vague de sympathie naquit chez les étudiants qui, en quelques mois, en firent leur idole. Ils aimaient sa liberté de ton, la force de ses anathèmes, le désordre de sa vie, le génie de sa poésie. Ils se battaient pour l’écouter dans les cabarets, étripaient les mauvais esprits qui ne partageaient pas leur passion, encombraient sa chambre d’hôpital pour l’écouter déclamer et lui assurèrent à sa mort des funérailles grandioses. Ce jour-là, le Destin poussa la générosité jusqu’à faire tomber le bras de la Poésie après que le corbillard fut passé sous la statue de Carpeaux qui orne la façade de l’Opéra.
Tous les faits sont exacts. Le reste est inventé.

Fol amoureux de ce personnage magnifique et terrifiant, Jean Teulé raconte à travers les yeux de Cornuty ces derniers mois extravagants.


MON AVIS:

Me revoila en plein coeur d'une "crise de Teulé" !
C'est un de mes auteurs favoris, je me délecte de ses oeuvres !

Ô Verlaine ne dépareille pas des autres écrits de Jean Teulé: on y retrouve cette plume acerbe et réaliste qui sait si bien romancer l'Histoire...
Nous sommes plongés dans l'ambiance parisienne du début du XIXe siècle. C'est même plutôt une immersion ! Tout paraît si réel... Franchement, Mr Teulé, n'auriez-vous pas des réminiscences d'une vie antérieure ???
Les bruits: sabots des chevaux, les pas des gens sur les pavés, les cris des gamins, les odeurs: effluves diverses et (a)variées émanant des échoppes, de la grande salle commune de l'hôpital, des bordels ou des corps, rien ne manque pour faire un vivant tableau de Paris et de vie tumultueuse de grande capitale.

Puis il y a Verlaine... Paul Verlaine, souvent affublé d'un triste pseudo: "Pauvre Lelian"...

Que dire de ce poète dont on nous vante tant les magnifiques poésies à l'école ?

J'avoue être tombée de haut !
Je ne m'attendais pas à une telle déchéance...
Ce pauvre type est décrit comme ayant eu une vie de débauche et de pauvreté... Le moindre sou encaissé finissant en absinthe ou autre alcool ou dans la poche d'une maîtresse avide de riches toilettes !
Verlaine, courtisé au-delà de nos frontières, ne profite pas de son talent et gaspille sa vie et sa santé avec son entourage...
Il est affublé de tous les travers possibles et imaginables: alcoolisme, maladies diverses, pédophilie (qui est évoquée au cours du livre), absence totale d'hygiène... 

Quel tableau ! Le brillant poète en prend un coup ! Plus jamais je ne lirais du Verlaine sans penser à cette oeuvre !

Les personnages autour de Verlaine sont sympathiques et attachants, derniers remparts d'humanité et de vraie amitié nichés au coeur de cette perpétuelle débauche. Les amis de Verlaine lui seront fidèle jusque dans sa mort...

Au final, un très bon livre, comme Teulé sait si bien les écrire ! Une "biographie" savamment romancée et une magnifique fresque parisienne...


Merci, Mr Teulé !

lundi 14 novembre 2011

Tag: le portrait chinois




Mon amie Didi a pensé à moi !!! Elle me cite afin que je réponde à ses questions pour me dévoiler sur la toile...
Sa première question me touche beaucoup, elle me fait sourire également, en souvenir de notre visite au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne ;-)



1- Si tu étais une œuvre d'art contemporain  ?


Alors je serais "STRONGHOLD" de robert Kusmirowski, exposée à la Sucrière dans le cadre de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon
Un espace clos, où l'on ne peut pas entrer, d'où l'on ne peut pas sortir... Un fouillis de livres, de matériel d'imprimerie, des étagères, du bordel, du mal rangé, du bien rangé....
Un peu comme mon esprit !
Oui, c'est ainsi que je vois le contenu de ma boîte crânienne ! à la "Kusmirowski" !!!




2- Si tu étais une chanson enquiquinante ?


Alors là, j'hésite !
Il y en a tellement des chansons qui prennent la tête !
Mais là, je tiens LA perle des trucs qui donnent envie de casser le matériel qui nous entoure: attention les oreilles, les ordis vont voler dans tous les sens !
Renée la taupe "Mignon mignon"........................



Non, ne me remerciez pas !     




3- Si tu étais un art martial ?


J'ai un peu pratiqué le JUJITSU dont j'aimais beaucoup apprendre les différentes clés et qui me semblait être une excellente méthode de "self défense"... De plus, ce que j'aime particulièrement dans les arts martiaux, c'est la notion de profond respect qui fait tant défaut dans notre société, l'esthétique permanent qui se dégage des moindres gestes, la sagesse de la pratique et des grands maîtres...


Toutefois, si j'étais un art martial, je serais l'AÏKIDO, surtout pratiqué à haut niveau avec les belles tenues, le sabre aussi parfois...



4- Si tu étais une muse ?

Je serais CALLIOPE , muse de l'éloquence, de la poésie épique, du "bien dit"...
Ses attributs sont, entre autres, une couronne d'or, un livre, une tablette......tiens ? ils avaient déjà des ipads à l'époque ? 




5- Si tu étais un personnage marrant ? 

Alors je serais une version féminine de Gaston Lagaffe !
Je me sens tellement gauche parfois ! Un bon boulet comme on les aime (ou les déteste aussi !) doté d'une mémoire de poisson rouge et de la vue perçante de la taupe....!







6- Si tu étais une bonne action ?

Je serais une action humanitaire pour le secours aux victimes de catastrophe. 











7- Si tu étais une soupe ?

Sans hésitation une Soupe d'ORTIES !
Légère et délicieuse, excellente pour la santé...

Dans une cocotte, mettre une belle poignée d'orties fraîches, quelques pommes de terre coupées en morceaux, quelques têtes d'ail, un ou deux bouillons de poule ou de légumes.
Laisser cuire à la vapeur une dizaine de minutes, mouliner, se régaler !
Quand je pense au prix auquel cette soupe est parfois vendue alors que les orties sont disponibles gratuitement dans la campagne !!!!



8- Si tu étais un texte de dictée ?

J'aime la langue française: je la trouve belle, et il n'est pas aisé de la manier sur le bout des doigts !

J'ai choisi des paroles de chanson...
J'ai pensé à MC Solaar dont je trouve les textes particulièrement recherchés et travaillés...





"Caroline" de MC Solaar

J'étais cool, assis sur un banc.
C'était au printemps.
Il cueille une marguerite : ce sont deux amants.
Overdose de douceur.
Ils jouent comme des enfants.
Je t'aime un peu beaucoup à la folie passionnément.
Mais à la suite d'une douloureuse déception sentimentale,
D'humeur chaleureuse, je devenais brutal.
La haine d'un être n'est pas dans nos prérogatives.
Tchernobyl.
Tcherno-débile.
Jalousie radioactive.
Caroline était une amie, une superbe fille.
Je repense à elle, à nous, à nos cornets vanille,
A sa boulimie de fraises, de framboises, de myrtilles,
A ses délires futiles, à son style pacotille.
Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur...
L'as de trèfle qui pique ton cœur...
L'as de trèfle qui pique ton cœur...
Caroline...

Comme le trèfle à quatre feuilles, je cherche votre bonheur.
Je suis l'homme qui tombe à pic... pour prendre ton cœur.
Il faut se tenir à carreaux.
Caro, ce message vient du cœur.
Une pyramide de baisers, une tempête d'amitié,
Une vague de caresses,
Un cyclone de douceur.
Un océan de pensées.
Caroline, je t'ai offert un building de tendresse.
J'ai une peur bleue.
J'suis poursuivi par l'armée rouge.
Pour toi j'ai pris des billets verts, il a fallu qu'je bouge.
Pyromane de ton cœur,
Canadair de tes frayeurs,
Je t'ai offert une symphonie de couleurs.
Elle est partie, maso, avec un vieux macho
Qu'elle avait rencontré dans une station de métro.
Quand je les vois main dans la main fumant le même mégot,
Je sens un pincement dans son cœur, mais elle n'ose dire un mot,
C'est qu'je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur...
L'as de trèfle qui pique ton cœur...
L'as de trèfle qui pique ton cœur...
Caroline...

Claude MC prend le microphone, genre love story raggamuffin
Pour te parler d'une amie qu'on appelle Caroline.
Elle était ma dame, elle était ma came, elle était ma vitamine,
Elle était ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine,
Caroline...
Je repense à elle, femme actuelle, 20 ans, jeune et jolie.
Remet donc le film à l'envers, magnéto de la vie.
Pour elle, faut-il l'admettre, des larmes ont coulé.
Hémorragie oculaire.
Vive notre amitié.
Du passé, du présent, je l'espère, du futur,
Je suis passé pour être présent dans ton futur.
La vie est un jeu de cartes,
Paris un casino.
Je joue les rouges, cœur,
Caro...
Je suis l'as de trèfle qui pique ton cœur...
Caro


9- Si tu étais une pierre précieuse ?

Une émeraude, parce que cela rappelle la couleur de mes yeux !




10- Si tu étais une lettre ?

Je serais une lettre anonyme à quelqu'un que je n'aime pas ! Juste pour pouvoir me lâcher ! Un long et riche texte calligraphié de façon soignée, sans grossièreté, tout en finesse, en cynisme et en arguments fouillés... Avec une belle formule de politesse au bout, du genre: "Veuillez agréer, Untel, Unetelle, mes injures les plus sophistiquées..."
Oui, je sais... c'est pas beau une lettre anonyme, mais je suis sûre que rien qu'en écrire une ça doit faire du bien ! L'écriture a ce petit côté thérapeutique que j'adore...



11- Si tu étais un fil ?

Je serais un fil d'Ariane, toujours là pour retrouver son chemin...



12- Si tu étais un lieu ?

Le Périgord.

Parce que c'est beau,
Parce que c'est "nature",
Parce que ce n'est pas envahi de touristes,
Parce que les vaches y sont belles,
Parce qu'on y mange bien,
Parce que c'est plein de vieilles pierres, de vieilles églises,
Parce que j'adore cet endroit...




13- Si tu étais un peintre ?

Dali ! J'aime son grain de folie et son trait fin, précis et surréaliste...














Et maintenant, le plus dur reste à faire.....
Trouver du monde à tagguer !
Je ne suis pas une grande "surfeuse" sur la toile, mes contacts de blogs sont restreints !!!
Toutefois, je tente ma chance auprès des "cops" suivantes bien que je n'ai pas le souvenir d'avoir croisé des "tags" sur leurs sites:



Et si jamais elles ont le temps, je propose aussi à Dup et Phooka de Book en Stock de se prêter au jeu...

Voici donc une petite liste de question mûrement réfléchies....


Si tu étais....

1- un poème ?
2- un moyen de transport ?
3- une émotion ?
4- un magazine ?
5- un menu ?
6- une étoffe ?
7- une ville ?
8- une couleur ?
9- une matière enseignée au collège ?
10- un parfum/une odeur ?

Je laisse la main à celles (ou ceux) qui souhaitent répondre !


Et si personne ne veut ?

Ben tant pis !!!!!!










vendredi 11 novembre 2011

La délicatesse de David Foenkinos


"Il lui demanda ce qu'elle voulait boire. Son choix serait déterminant. François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. On n'avait pas le droit de boire un déca à ce genre de rendez-vous. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. A peine rencontrés et déjà s'installe une sorte de cocon un peu mou. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Oui, le thé c'est incontestablement une ambiance de belle-famille. Alors quoi ? De l'alcool ? Non, ce n'est pas bien à cette heure-ci. On pourrait avoir boire d'une femme qui se met à boire comme ça, d'un coup. Même un verre de vin rouge ne passerait pas. François continuait d'attendre qu'elle choisisse ce qu'elle allait boire, et il poursuivait ainsi son analyse liquide de la première impression féminine. Que restait-il maintenant ? Le coca-cola, ou tout autre type de soda... Non, pas possible, cela ne faisait pas du tout femme. Autant demander une paille aussi, tant qu'on y était. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Non, le mieux de choisir un entre-deux, comme l'abricot. Voilà, c'est ça. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse, pensa François. A cet instant précis, Nathalie releva la tête de la carte, comme si elle revenait d'une longue réflexion. La même réflexion que venait de mener l'inconnu face à elle.
"Je vais prendre un jus…
-... ?
- Un jus d’abricot, je crois."
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité."

Mon avis:
Je comprends pourquoi ce livre a un tel succès ! Tout est dans le titre !
Tout n'est que finesse, douceur et délicatesse dans ce roman... De la poésie, de l'humour... Des personnages attachants et touchants... Une ambiance légère, un peu rêveuse... Tout est réuni pour faire de la lecture un moment de plaisir, comme une cerise sur un gâteau, de la crème dans un chou, une fraise tagada ou une cuillère de Nutella...
Nathalie et François se sont rencontrés par hasard. Ils se sont mariés, ils se sont aimés. Ils ont vécu un conte de fée, une vie idéale qui coulait comme un long fleuve tranquille puis il y a eu l'accident qui a brutalement mis fin à la vie de François mais aussi à la vie de couple idéale et enviée de Nathalie et François.
Nathalie va cheminer lentement dans le tunnel du deuil jusqu'au jour où elle va reprendre contact avec la réalité, le travail, le contact avec les collègues. Elle va reprendre une vie sociale, doucement et parfois difficilement.
Puis il y aura ce baiser. Dans son bureau, dans cette entreprise de mangeurs de petits pains suédois aux couloirs étouffés de moquette (ceux qui liront l'oeuvre comprendront !), avec cet employé modèle mais effacé: Markus.
Tout bascule dans la vie de ce dernier. Il tombe éperdument amoureux de Nathalie et tente par tous les moyens d'apprivoiser ses émotions pour se protéger. Car c'est bien connu: quelqu'un d'aussi insignifiant et quelconque ne peut pas partager la vie d'une si belle et charismatique femme !!! Et pourtant, malgré la jalousie de leur patron et les bruits de couloir, Markus parviendra à tirer son épingle du jeu (mais peut-on appeler ça une épingle ?..)
Les chapitres, courts, sont des instants de vie de tous nos personnages. Leurs émotions, leurs interrogations, leurs colères... Entrecoupés d'apartés aussi incongrus que loufoques: on trouve des résultats de matches, des citations de lecture ou de pièce de théâtre, plat du jour et autres définitions !
Une histoire ordinaire en fin de compte mais si poétique ! Comme une leçon pour nous dire qu'il est toujours temps de croquer la vie à pleines dents et de vivre le présent avec sincérité et un émerveillement de tous les instants...

Un livre à dévorer d'urgence !


En attendant le film...
Voici la bande-annonce: à première vue, cet échantillon du film a l'air de bien coller à la réalité du roman. Souhaitons que cette adaptation soit réussie ;)