samedi 7 août 2010

HARLEQUINADES 2010, ma contribution !

ça y'est !!!! Je l'ai fait !!! J'ai lu un Harlequin !!!
Et que dire ???
En fait, des tas de choses... Si, si, je vous jure, j'ai des tas de choses à en dire !!!
La première: j'ai beaucoup rigolé !
Dès le départ, j'ai su que j'avais sélectionné "ZE" Harlequin !

Commençons par le commencement: la présentation de l' "oeuvre"

Comme un ouragan de feu 
(titre original: White heat, c'est dingue le vrai titre est limite moins niais que le "nôtre"...)
commis écrit par Pamela Kent

Autant vous le dire tout de suite: la 4e de couv' en dit long sur les 154 pages de ce "monde d'évasion" 
(c'est pas moi qui le dit, je vous rappelle que j'ai trouvé ça à la toute première page..! d'ailleurs, juste pour le plaisir: on se la refait:



Faisons maintenant connaissance avec les personnages principaux:


Tout d'abord, l'exceptionnel, le beau, le riche (très riche), j'ai nommé le seul, l'unique Kent Willoughby.
Ce monsieur a la particularité d'avoir un drôle de caractère: un coup il est gentil, 2 secondes plus tard il se conduit comme un gros con (dans le langage "soutenu" d'Harlequin on appelle ça un goujat, mais moi je prends pas de pincette, ce type a juste une araignée au plafond..............)
J'allais oublier: Kent a les yeux verts..... on nous le rappelle moult fois au fil de la lecture.......


Puis il y a Karin Hammond, 22 ans, yeux gris (on nous le répète beaucoup aussi...), fille de pasteur engagée comme dame de compagnie et secrétaire par Mme Makepiece pour le long voyage en bateau qui les emmène de l'Angleterre vers l'Australie.
Karin est décrite ravissante, adorable, grande, mince, fragile... 
Un passager dit d'elle qu'elle est "une demoiselle à peau de pêche", ce à quoi rétorque un autre, fin observateur, qu'"elle est pure comme un magnolia"
Mais ce que nous retiendrons de Karin c'est que "face au vent, elle faisait penser à une branche de saule pleureur caressé par la brise".......... (là, j'en reste coite !!!! je tente vainement de visualiser l'image, cherchant à savoir si c'est romantique, pathétique ou les 2 à la fois....................... Mais vous m'accorderez que je tiens là une des meilleures citations du challenge, non ????)
Karin et Kent vont donc s'évertuer à se détester et à se lancer des fions durant tout le voyage. Joutes dignes d'un niveau maternelle moyenne section soit dit en passant..............


Mais revenons à nos moutons et décortiquons ensemble cette crevette défraîchie oeuvre majeure de la grande saga Harlequinesque...


Du départ, 1ère page du récit, Mme Makepiece, coquette paupiette d'environ 60 ans, nous met l'eau à la bouche: on n'a encore pas tourné la 1ère page, je vous le rappelle, qu'on nous parle d'indécence !!!!
Siiiiii ! je vous le jure, je n'invente pas, c'est là, sous mes yeux "cela devenait indécent!"
C'est là que je me dis que ça va être chaud et que ça promet ! Limite je suis empressée de tourner la page pour voir laquelle des 2 dindes va tâter du beau mâle viril la première...


 Mme Makepiece nous prie donc de la croire que Kent Willoughby est un être exceptionnel et qu'elle adore ses cheveux.... (inutile de spécifier que je me suis trouvée perplexe devant la phrase... qu'est ce que la tignasse de monsieur vient fiche là-dedans ? je pressens le cheveu sur la soupe qui va devenir lui aussi un élément récurrent du roman ! )
Et c'est là qu'effectivement nous détenons la clé de l'histoire, que dis-je, la clé de cette aventure ô combien palpitante: les cheveux....


Pour vous, j'ai compté les références aux chevelures de Kent, Karin, Sarah (une ancienne amie de Kent...) et j'ai noté pas moins de 39 mots s'y rapportant !!!! (et encore je vous fait grace des poils -de barbe- de Kent qd ils sont sur l'île déserte sinon on s'en sort pas .!!!)
Au bout d'un moment j'ai même plié le bouquin pour l'étudier, à la recherche d'un sponsor genre L'Oréal ou Pétrol Hahn... Je commençais à croire qu'Harlequin essayait de me faire passer un message subliminal et je me suis sentie soudain investie d'une envie pressante de me faire un shampooing..........


Quand on fait abstraction des problèmes pilleux de nos "amis" (de quoi économiser au moins 30 pages) on obtient une histoire capillo-tractée où Kent et Karin passent leur temps à se chercher des poux dans la tête et à se faire enrager !
Du coup, nos deux loustics se raidissent, se crispent, serrent les dents, se tendent trèèèès souvent pour nous illustrer leur état d'énervement ! sans parler de la lueur menaçante qui brûle régulièrement dans les yeux de Kent... (brrr ! ça fait peur !)


1er baiser page 19: par un pauvre type qui s'est fait des idées et qui s'est pris une tarte,
2nd baiser de la part de Kent dans la même soirée, il la force parce qu'il trouve qu'elle n'est pas gentille avec les autres (la vilaine !!!)  et qu'en gros elle le vaut bien mérite... 2nde tarte de la soirée... Mademoiselle s'avère sauvageonne... 
"Karin n'est pas de ces filles avec laquelle il est facile d'approfondir une amitié" ! 
 Moi je dis qu'on est pas prêt d'assister à une étreinte torride !


Mais au fait ? Il parle pas d'un incendie dans le résumé ?
quand est-ce que ce bateau prend feu, qu'il y ait un peu d'action ? Parce que les calottes de mademoiselle, ça commence à me taper sur le système........


Page 68, enfin, l'incendie se déclare !


Karin, qui s'était pourtant gravement pris le chou avec Kent, le voit débarquer dans sa cabine pour venir la chercher. Lui et son fidèle compagnon (majordome) Roland l'installe dans un radeau afin de fuir les flammes...
Et là, allez savoir par quel miracle ils se retrouvent seuls dans leur barque ?
C'est la cohue sur le pont, tout le monde veut se casser, tout le monde veut s'empiler dans les radeaux de sauvetage et eux ils sont là tranquilles, pas emmerdés par la foule..............
Bien sur, pour se la jouer "grands seigneurs" ils font semblant de vouloir repêcher les malheureux qui n'ayant pas trouvé de place sur les radeaux sont tombés à l'eau !
Puis ils s'éloignent du navire pour ne pas que le feu se propage à leur barque...(on ne sait jamais: des fois que l'eau prenne feu entre eux et le navire...)
De pire en pire ! La pauvre cruche est tombé sur une telle équipe de bras cassés qu'on la plaindrait presque !
Bref, ce qui devait arriver arriva: ils tombent en panne de carburant, partent à la dérive, brûlent sous le soleil la journée, se pêlent les meules la nuit et finissent par s'échouer sur une île déserte où ils mangeront des haricots/saucisses en boîte trouvés dans leur frêle esquif...
Karin se rappellera, songeuse et contrite, des bananes onctueuses du petit-déjeuner sur le bateau...
Kent se plaindra du jus de chaussette que Roland fait avec le réchaud à gaz du frêle esquif...
Ils affronteront une tempête effroyable, arpenteront l'île pour y trouver nourriture et eau potable - ô joie ! il y pousse des bananes onctueuses !
Karin se blessera et Kent la soignera, "aseptisant" ses bobos à l'eau de mer...
Karin soupçonnera Kent de n'avoir jamais peur...
Ils flirteront ensemble...
Ils se boufferont de nouveau le nez, Kent ira jusqu'à lui reprocher de n'avoir pas pris de sac à main avec son nécessaire de toilette pour se faire belle en quittant le navire ! (Mais c'est vrai ça ! quand il y a un incendie quelque part, on fait des bagages avant de fuir, c'est bien connu !!! )
Par chance, ils apercevront un navire à qui ils feront des signaux de fumée pour qu'ils viennent les secourir...
Durant toute cette aventure, Karin ne se sera pas plainte une seule fois de sa condition si difficile et Roland et Kent souligneront maintes et maintes fois son courage...


Et avec ça on attend toujours notre scène torride me direz-vous ?


Et ben il n'y en a pas !!!!!!!!
rien ! nada ! que dalle !!!!!
ça se roule quelques pelles sur la fin (sans tartes s'il vous plait !), ça finit même par se demander en mariage sans avoir consommé la marchandise.......
Même dans la saga Twilight ou l'héroïne est à peu près aussi torride qu'une bonbonne d'azote liquide c'est plus chaud que ça !!!!




On a fait le tour de l'histoire principale, alors intéressons-nous maintenant aux détails les plus croustillants...
Car oui, cher(e)s lecteurs/trices, j'ai trouvé "d'autres perles" que ce dont je viens de vous parler !!!
Voyez plutôt:



- Figurez-vous que sur le navire: "la brise, douce et caressante, tempérait la force du soleil"
Manifestation météo poétiquement saugrenue...!


- Lors de l'une de leur prise de bec, Kent demande à Karin: "Ne vous emportez-vous donc jamais ? Avec des cheveux comme les vôtres, vous devriez."
- suite à cela, Karin se vautre dans des escaliers sur le navire, Kent la rattrape et lui dit: "Vous savez, c'est à cause de vos cheveux"


Oui, vous avez bien lu ! Attention à vos cheveux quand vous êtes dans des escaliers, vous n'êtes pas à l'abri d'une chute...
- une autre fois, Kent finit par se dire qu'"à l'avenir, il se méfiera de toutes les jeunes filles aux cheveux acajou"

Quand je vous dit qu'on nous sert du cheveu à toutes les sauces, je ne mens pas ! On se demande sans arrêt ce que cette histoire de cheveux vient faire sur le bateau, ce n'est quand même pas courant de voir des gens s'inquiéter autant de la tignasse de leur prochain !


- Plusieurs fois au fil du récit, on constate également la curieuse capacité de Karin à "rougir violemment"...
Là aussi, je suis sceptique... je connais la définition de rougir, la définition de violemment, mais les 2 à la fois je trouve ça assez....étrange !


- Sur l'île, lors d'une gigantesque tempête, après avoir écrasé serré Karin contre lui, Kent s'excuse:
"J'ai failli vous étouffer, mais je n'y pouvais rien. C'était pour votre bien, Karin..."
Traduction: Qu'auriez-vous préféré, Karin ? mourir étouffée par le sable dans la tempête ou mourir étouffée sous l'aisselle de Kent ? 


-Après tout ça, mal peignée, mal attifée, mal mise, mal b.. (!!???) "elle se sent étrangement vulnérable sans son rouge à lèvres".....
Mouhahahaha !!!!!!


- Menace humoristique de Kent qui flirte avec elle sous les cocotiers, loin de Roland et de son pisse-mémé dégueulasse:
"...Karin...Ne tentez jamais un homme barbu sur une île déserte..."




Tout ça pour dire que nous tenons là une histoire aussi insipide qu'un yaourt à 0%, où l'auteur passe son temps à nous rabacher les mêmes trucs: les cheveux acajou, les mèches, les boucles, les peignes, le vent des les cheveux, les yeux verts, les yeux gris, les tensions, les crispations, les raideurs.....
Insipidité sauvée par les niaiseries et autres perles qu'on dégote quasi à chaque page...
En résumé, je dois quand même avouer que je me suis bien marrée et que je ne regrette pas du tout ce challenge !!!
vivement les Harlequinades 2011 ;)






Merci à Happyfew pour ce challenge délirant !  Merci à ma copiiiine Dup de m'y avoir attirée !







8 commentaires:

  1. Rhoooo l'harlequinade terrribbbbllllle j'en ai les cheveux qui frisent LOL
    Trop trop fort !
    Du titano-burlesque - cheveuleresque
    Mais non merci je ne te l'emprunterais pas ... j'en ai des tas ...
    Bises ma cop's trop drôle

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  2. Merci de ta patience, je sais que ce compte-rendu est fort long....mais s'il plait, c'est l'essentiel !
    Bizzz mon amie ;)

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  3. Je n'ai qu'une chose à dire : demain, je me rase la tête !! Je rougirai violemment dans la foule, mais au moins, la brise douce et caressante qui tempère la force du soleil rafraîchira mon crâne chauve !! Super ton billet ! Un bon moment de rigolade !!

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  4. Excellent ton billet Wal, j'en ai les larmes aux yeux!

    Bon, je suis contente de voir que tu ne regrettes pas ma proposition. On aura bien rigolé tout de même!

    Longue vie aux Harlequinades!

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  5. Je suis ravie de voir que tu t'es bien amusée! :-)

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  6. Merci d'avoir eu la patience de me lire ;)

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  7. magnifique! Et comme mon esprit à tendance à m'emmener très loin de là ou on veut le mener, j'ai gloussé comme une hippie sous acide, rien qu'en lisant " mme Makepiece" (not war, of course!).

    Ensuite, j'ai comme idée que si j'essaye "d'approfondir une amitié" avec mes amis en leur roulant des galoches, ils risquent un peu de se méprendre sur mes intentions purement et chastement amicales.

    Et puis quelle chance ils ont de s'échouer avec le larbin, ces deux godiches loréalisés, sinon le lendemain, ils seraient encore en train de se demander comment on ouvre une boite de conserve et comment on pèle une banane onctueuse ( sans plaisanter, tes bananes onctueuses me rendent rêveuse... message subliminal? :D)
    mais alors, quel esprit novateur, après une nuit avec un type hirsute sur une île déserte, notre héroïne qui n'en ressort pas parfaitement permanentée, - petite référence à Georges de la Jungle au passage, tiens, ça fait pas de mal, ben ça, c'est ultra révolutionnaire!

    merci de nous faire partager ces mémorables découvertes..

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  8. "Les godiches loréalisés", tu m'ôtes les mots de la bouche !!!

    Merci d'avoir apprécié mes délires (reste à savoir qui délire le plus entre l'auteur et moi.)
    Je dois avouer que ces Harlequinades sont de fameux moments de fou-rire !

    HARLEQUINADES 2010: Parce que nous le valons bien !

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